SALON
DES VINS
mars 2002
Cette édition du salon des vins a été très productive en ce qui me concerne. Deux visites longues et intenses m'ont permis de rafraîchir ma mémoire sur plusieurs vins que je connaissais, de faire quelques très belles découvertes et d'évaluer la production de plusieurs domaines très intéressants (Montus, La Rectorie, Rauzan Ségla, Ornellaia, Féraud-Brunel, Pégau, Phelps, Caymus).
Vous trouverez ci-bas mes notes de dégustations sur plus de cinquante produits. Dans la confusion du salon, il m'est arrivé de déguster plusieurs vins de façon distraite pour lesquels j'ai alors omis de présenter des notes. Les vins commentés ci-bas m'ont laissé des impressions assez précises pour que je les commente.
Pour piquer votre curiosité, je vous anticipe
que si je devais dresser un tableau de médailles pour tout ce que j'ai
dégusté au salon, il irait comme suit :
LE VIN : La grange
des pères un magnifique vin de pays de l'Hérault;
LE PRODUCTEUR : Marc Parcé, du Domaine de la Rectorie,
pour sa sympathie, sa moustache et ses Collioures impeccables.
L'AUBAINE: ex-æquo le Chianti de
la Fattoria Uccelliera et le Minervois du Domaine des Homs,
avec le Carmenère de Calina juste derrière.
LE MILLÉSIME: certainement le millésime 2000 dans le sud du Rhône, et le
Languedoc Roussillon; richesse, maturité, profondeur, tout est là.
LE NEZ: le Riesling Muenchberg du Domaine Ostertag
LA BOUCHE: encore une fois le vin de la grange des pères, tout simplement
époustouflant de plénitude, d'équilibre et de finesse de tannin.
L'ÉVOLUTION: le 'XL' de Montus, une brute stupide il y a deux
ans, un vin complexe et typé en ce moment. Très beau.
L'AUTHENTICITÉ: plusieurs vins pourraient remporter la palme dans cette
catégorie, mais j'accorde la médaille aux Gattinara
de Travaglini.
Voilà donc pour les médailles. J'avais pensé ajouter une catégorie pour les vins qui m'ont donné envie de crier au vol mais je me suis dit que vous allez certainement pouvoir les identifier tous seuls.
Bonne lecture.
LCC/CLOS
DES VIGNES
2050, rue de la Montagne
(514) – 985 0647
www.lccvins.com
Madiran
1999, Château Montus (904 953 – 23.40$)
Mûr, plein, rond, avec une bouche sans aspérités, soutenue par un agréable
caractère acidulé. Un Madiran très civilisé, à un très bon prix. Il sera
disponible en début avril.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Madiran
‘cuvée prestige’ 1999, Château Montus (904 961 – 40.00$)
Plein, velouté, riche. Très puissant mais bien enrobé. Son seul défaut est
d’être un peu monolithique en ce moment, mais il possède un bon fruit.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Madiran
‘cuvée prestige’ 1989, Château Montus
Très aromatique, au caractère définitivement évolué, les arômes de prunes
et d’alcool ont un caractère liquoreux. La bouche est légèrement disjonctée,
l’alcool est très présent, les tannins légèrement osseux. Plutôt décevant.
(* - mars/02 – Fed)
Madiran
‘cuvée prestige’ 1990, Château Montus
Légèrement végétal, avec des notes distinctes de poivron, du cuir et des épices.
La bouche est mûre, encore assez dense et fruitée, équilibrée. C’est un très
belle bouteille.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Madiran
‘XL’ 1995, Château Montus (880 682 – 99.00$)
Ce vin a beaucoup évolué en deux ans. Il a gagné beaucoup de complexité et
offre un caractère animal très attrayant, viandé, fumé, cuiré, tout à fait
madiranais. La bouche est imposante mais équilibrée. De plus son prix a été
révisé à la baisse. Ça commence à être intéressant.
(***
½ @ **** - mars/02 – Fed)
Madiran
vieilles vignes 1999, Château de Bouscassé (904 979 – 33.00$)
Très fermé en ce moment, avec des arômes de chêne et de cuir. La bouche est
serrée, ferme, avec une mince couche de chair autour des puissants tannins.
(*** - mars/02 – Fed)
Madiran
cœur de vieilles vignes 1998, Château de Bouscassé (799 700 – 79.25$)
Une cuvée, issu des plus vieilles vignes. Un brin végétal, poivré. La bouche
est dure, avec des tannins monstre qui agressent la bouche. Est-ce une phase? À
près de 80$, en importation privée, c’est trop cher pour prendre une chance.
(** ? - mars/02 – Fed)
Collioure
‘col del bast’ 2000, Domaine de la Rectorie (805 481 – 23.85$)
Entièrement issu de grenache. Beau nez frais et crémeux, au fruité très mûr.
Ce vin, issu entièrement de grenache, offre une bouche dense et crémeuse. Un
peu simple, mais il est jeune. Importation privée.
(*** - mars/02 – Fed)
Collioure
‘le séris’ 1999, Domaine de la Rectorie (757 310 – 27.00$)
Un assemblage de grenache et de carignan. Excellente maturité pour un ’99,
dense, riche, au fruité très mûr, avec des relents de cassonade. Belle réussite.
Le producteur me dit que le millésime 2000 devrait être disponible
prochainement.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Collioure
‘coume pascal’ 2000, Domaine de la Rectorie (805 499 – 28.60$)
Un assemblage de syrah, grenache noir et
de carignan. Un peu fermé, mais on
perçoit que ce vin est le plus complet et le plus sérieux du domaine (ce qui
n’est pas peu dire). La bouche est serrée, mûre, très dense. M. Parcé est
de l’avis que si son 1986 est encore très beau aujourd’hui (malgré qu’il
l’ait fait dans des conditions très difficiles – c’était son premier
millésime) ce 2000 devrait facilement vivre une bonne vingtaine d’année,
peut-être même trente.
(***
½ @ **** - mars/02 – Fed)
Banyuls
‘Léon Parcé’ 2000, Domaine de la Rectorie (805 556 – 22.00$ - 500 ml.)
Très beau nez, encore très jeune, bourrée de mûres sauvages, frais et acidulé,
crémeux, de superbe intensité. Beaucoup de plaisir et d’équilibre, à un
prix très raisonnable. Importation privée.
(*** ½ @ **** - mars/02 – Fed)
Costières
de Nimes Lou Coucardé blanc 2000, Lou Coucardé
Un
vin expérimental du producteur de Château de Nages, issu de Roussanne à 75%
et de Viognier pour le reste, ce vin offre un splendide nez de miel et de fruits
blancs et d’abricot. La bouche est fluide et savoureuse, de bonne acidité,
fraîche et de bonne longueur. Une production de 150 caisses, dont 25 devraient
se retrouver au Québec, probablement en importation privée. Le prix devrait être
d’environ 30-35$. Ah oui, j’oubliais, superbe habillage.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Costières
de Nimes Lou Coucardé 1999, Lou Coucardé
Le
rouge de cette gamme est composé presqu’entièrement de syrah, avec un peu de
mourvèdre (5%). Il est soumis à un séjour en bois dont le 75% est neuf, mais
on ne le sent pas du tout. Il est fumé, dense, serré, de très bonne
concentration. Très intéressant.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Margaux
1998, Château Rauzan Ségla
Pourpre, très bonne saturation. Beau nez, dans lequel les fruits rouges sont
enveloppés de notes de fumée et de cèdre, sans aucune trace végétale. La
bouche et de corps moyen, de bonne densité, serrée, aux tannins mûrs et une
finale vaporeuse de bonne longueur. Très bien fait pour un ’98 mais,
attachez-vous, il faudra payer 95$ pour en mettre une bouteille en cave.
(*** ½ @ **** - mars/02 – Fed)
Margaux
1996, Château Rauzan Ségla
Très fermé. Il ne donne absolument rien en ce moment. Un discret caractère de
violette, on perçoit encore un peu de chêne aussi. La bouche ne donne
absolument rien : pas de chair, pas de fruit, rien de moelleux ou de
charnu. On peu apprécier seulement une texture droite, soyeuse. Je crois
qu’il y a du potentiel mais il faudra attendre encore cinq ou six ans avant
qu’il ressorte de sa coquille.
(**** ? - mars/02 – Fed)
Margaux
1995, Château Rauzan Ségla
Assez similaire au ’96, mais avec plus de chair en bouche. À attendre.
(**** ? - mars/02 – Fed)
Margaux
1989, Château Rauzan Ségla
Grenat. Nez évolué, aux notes animales, terreuses, avec des nuances de prunes.
Très élégant en bouche, velouté, aux tannins très fins. La SAQ voudrait
qu’on paye 152$ pour ce vin qui semble rendu à bout de ses forces. Je passe.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Margaux
1983, Château Rauzan Ségla
Si le ’89 semblait un peu fatigué, ce ’83 semble pratiquement fini, un
cadavre. Grenat orangé. Le nez est encore plus terreux et animal que le ’89,
passablement fatigué. En bouche, les saveurs de prunes sont de très bonne
concentration, mais manquent de fraîcheur. Très astringent en fin de bouche,
presque osseux, avant d’atteindre une finale longue et savoureuse. Deux-cent
quatre-vingt dollars? Vous voulez rire de moi?
(*** - mars/02 – Fed)
LE
MARCHAND DE VIN
(514) 481 2046
info@mdv.ca
Maule
Valley Carmenère 2000, Calina
Un vin chilien très intéressant, élevé en barriques de chêne français et
américain pendant 9 mois, ce vin présente le caractère végétal des vins
chiliens de façon très subtile et épicée, avec des notes de prunes. La
bouche est dense et serrée, avec une certaine élégance et une très bonne
concentration. À 22$, ça fait changement et ça donne du plaisir. Importation
privée.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
MAISON
MAXXIUM QUÉBEC
999,
Blvd de Maisonneuve Ouest Chambre 560
514 285 8910
Bolgheri
‘Ornellaia’ 1998, Tenute dell’Ornellaia – M.L.A.
Rubis grenat de très bonne saturation. Poivron, café. La bouche est mûre, aux
tannins fins. L’alcool est élevé, la finale vaporeuse et de bonne longueur.
Un très bon vin, mais rien de quoi faire une folie (comme payer 145$ pour cette
bouteille).
(*** ½ @ **** - mars/02 – Fed)
Bolgheri
‘Masseto’ 1998, Tenute dell’Ornellaia – M.L.A.
Rubis grenat de très bonne saturation. Café, cassis, très mûr. La bouche est
mûre, très veloutée, laissant une impression de profondeur et de distinction.
À mi-chemin entre la Californie et l’Europe, il offre beaucoup de fruit et
une chair abondante sise sur des tannins assez fermes mais il n’a pas,
toutefois, l’étoffe soyeuse d’un bon Pomerol.
(**** - mars/02 – Fed)
RÉZIN
SÉLECTION
1744,
rue William #325
(514) 937 5770
info@rezin.com
www.rezin.com
Riesling
‘Muenchberg’ 2000, Domaine Ostertag
Superbe
nez, pratiquement académique tellement il exprime l’idée qu’on se fait du
Riesling alsacien, avec des notes florales suaves, auxquelles s’entremêlent
des nuances de pêche et un soupçon de minéralité. Malheureusement, la bouche
ne maintien pas le même tempo, l’attaque ample est un peu molle et,
quoiqu’elle soit plus relevée en milieu de bouche, l’acidité n’est
pas assez tranchante pour soutenir le vin. C’est un trait de caractère
plus qu’un réel défaut et ça pourrait
très bien être compensé par le bon plat. Mais quel nez…
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Pinot
gris ‘Tronholz’ 1998, Domaine Ostertag
Un autre nez tout à fait typé, minéral, complexe, avec des notes de pierre à
fusil. Malheureusement, la bouche présente un niveau de sucre résiduel assez
important pour ruiner le plaisir du consommateur qui s’attend à un vin sec.
Ce damné sucre est vraiment un fléau…
(** - mars/02 – Fed)
Cheverny
‘frileuse’ 1999, Clos du Tue-bœuf
Ce vin blanc au nom très original offre un beau nez de miel et une bouche
pratiquement huileuse. C’est intéressant, dans son genre, mais je me demande
quel rôle il est supposé jouer.
(** - mars/02 – Fed)
Chassagne-Montrachet
1er cru ‘les Macherelles’ 2000, Domaine Amiot et fils
Nez minéral, toasté, avec des notes de pierres à fusil. Bouche élégante, de
corps moyen. Bonne longueur.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Madiran
1998, Château d’Aydie
Austère, viril, ce madiran fait preuve de beaucoup de caractère au nez, avec
des notes de cuir et un discret côté végétal. L’Attaque est ample, le
fruit assez mûr pour pallier les puissants tannins.
(*** - mars/02 – Fed)
Zinfandel
Contra Costa ‘Planchon vineyard’ 1999, Franus (722 868 – 35.00$)
Pourpre grenat de bonne saturation. Frais, de bonne maturité, avec des notes de
fraises et de prunes. Très caractéristique. Attaque très intense, saveurs de
prunes fraîches, bonne acidité. Bien fait.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Zinfandel
Amador County 1998, Easton (897 132 – 25.10)
Nez
cuit, aux arômes d’épinards bouillis. Bouche ronde, mûre, manquant un peu
de fraîcheur.
(** - mars/02 – Fed)
Sotanum
2000, Vins de Vienne
Nez évolué, aux arômes de figues et de fruits secs et une bouche souple, qui
suit dans la même lignée. Très différent du 1998.
(** ½ - mars/02 – Fed)
Cornas
‘les barcillants’ 1999, Vins de Vienne (722 975 – 53.00$)
Rubis pourpre de très bonne saturation. Nez fumé, avec un boisé qui vient
apporter des arômes empyreumatiques et une agréable douceur. Puissant, mûr,
tannique mais avec un beau fruité en milieu de palais. C'est pas donné, mais intéressant.
(***
½ @ **** - mars/02 – Fed)
FOCUS
CELLARS inc.
6360, Jean Talon est, suite 220
(514) 256 6778
focusmtl@supernet.ca
Amarone
della Valpolicella classico 1997, Farina (908 277 – 29.95$)
Beau
nez toasté, avec des notes de prunes, même si quelques relents de soufre se
cachent dans son exubérance. Très intense mais peu net en bouche aussi;
puissant mais pas agressif, les tannins sont mûrs et la finale de longueur appréciable.
Il reste à voir si les arômes rebelles sont fruit d’une phase passagère car
ce vin, dont il devrait rester quelques bouteilles dans le réseau de la SAQ, se
vend à un prix très favorable.
(***
? - mars/02
– Fed)
Castellaccio
i.g.t. 1997, Fattoria Uccelliera (905 778 – 35.00$)
Issu
d’un assemblage en parts égales de sangiovese et de cabernet sauvignon, ce
vin est d’un couleur rubis aux reflets grenat très foncés. Le nez est intéressant,
poivré, légèrement végétal mais profond. La bouche est dense, on perçoit
la plénitude du millésime ’97 même si le vin est un peu fermé en ce
moment.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Chianti
1999, Fattoria Uccelliera (22.00$)
Un chianti produit à l’extérieur de l’appellation Classico, qui offre une
robe rubis pourpre de très bonne saturation, un superbe nez fruité, mûr avec
un joli caractère floral. La bouche est souple, ronde, charnue, au fruité
frais et mûr et le même caractère floral qui penche légèrement vers la
lavande. C’est un excellent Chianti qui, malheureusement, ne sera disponible
qu’en importation privée.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Gattinara 1998, Travaglini
Ce produit n’est pas disponible actuellement, mais l’agent prévoit un
arrivage du 1997 (meilleur millésime, en théorie). Le ’98, est vraiment un
mini-Barolo. Sa robe grenat de moyenne saturation, son nez frais, épicé,
aromatique, sa bouche de corps moyen, élégante, aux tannins mûrs, tout dans
ce Gattinara évoque les vins de Barolo et Barbaresco, autres appellations
prestigieuses avec lesquelles il partage les vertus du cépage Nebbiolo.
Toutefois, son prix est beaucoup plus raisonnable (environ 28$). C’est donc
une excellente alternative, si vous trouvez les meilleurs vins du Piémont trop
chers pour votre portefeuille.
(*** @ *** ½ - mars/02 – Fed)
Gattinara
Riserva 1997, Travaglini
Grenat, plus profond et plus sérieux que le Gattinara régulier, avec des notes
de chêne et de cuir. Il diffère de son petit frère en bouche aussi, il est
plus dense, avec une acidité plus soutenue et une très bonne longueur. Un vin
à prendre au sérieux, qui devrait très bien vieillir.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Langhe
2000, Beni di Batasiolo (611 251 – 16.95$)
Un assemblage de Nebbiolo, Dolcetto et Barbera. Coloré. Un nez poivré, avec
des notes de prunes fraîches. La bouche agréablement sèche, typique des vins
de table italiens. Pas très complexe, mais franc et assez généreux pour un
vin de ce prix.
(***
- mars/02 – Fed)
Brunello
di Montalcino 1997, Nardi
Ce vin était disponible seulement au salon. Le 1996 devrait faire son
apparition à la SAQ prochainement (908 137 – 46.50$). Rubis-grenat, de très
bonne saturation. Mûr, profond, au fruité de bonne fraîcheur mais encore très
fermé et primaire. La bouche est dense, serrée, aux tannins bien arrondis par
la maturité du millésime. Puissant, sec, ferme, mais équilibré. Bonne finale
sur des notes de prunes.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
LA
CÉLESTE LEVURE
5344,
boul. St. Laurent
(514) 948 5050
lacelestelevure@videotron.ca
Cairanne 2000, Féraud-Brunel (797 894 – 21.45$)
Produit d’une collaboration entre deux producteurs de Châteauneuf du Pape,
Laurence Féraud (Domaine du Pégau) et André Brunel (‘les cailloux’), ce
Cairanne offre la maturité et la chaleur du millésime 2000 : mûr, poivré,
dense, encore tout d’une pièce. Il a du caractère, à défaut d’offrir de
la complexité.
(*** - mars/02 – Fed)
Rasteau
1999, Féraud-Brunel (797 910 – 22.65$)
Ouvert, épicé, avec une pointe herbacée plutôt végétale. La bouche est
ferme sans le moelleux et la maturité des 2000.
(** ½ - mars/02 – Fed)
Vacqueyras
2000, Féraud-Brunel (797 928 – 25.50$)
Mon coup de cœur dans la gamme Féraud-Brunel, ce Vacqueyras montre une superbe
maturité avec une très belle fraîcheur de fruit, il est parfumé et charmeur,
avec de la matière mais assez élégant et équilibré pour être apprécié
tout de suite. Ça vaut la peine de s’en procurer.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Châteauneuf
du Pape 1999, Féraud-Brunel (797 936 – 32.50$)
Discret, maigre, âpre, ce Châteauneuf est austère et manque de maturité, la
bouche est mordante, avec des tannins astringents et peu de fruit. Il est mal
servi par le fait d’avoir suivi le Vacqueyras, mais cela n’empêche pas
qu’il y a très peu de qualités dans ce vin.
(** - mars/02 – Fed)
Châteauneuf
du Pape 1997, Domaine du Pégau (820 928 – 39.85$)
Issu d’un millésime peut-être plus difficile que ’99, ce Châteauneuf
offre une nez de prune subtil qui n’est pas sans intérêt. Corps moyen, rond,
souple, épicé avec un milieu de bouche de bonne concentration, aux saveurs de
prunes assez intenses. C’est un vin réussi, comme Pégau le fait souvent dans
le millésime difficile, mais pas
de la même façon que le splendide 1992.
(*** - mars/02 – Fed)
Châteauneuf
du Pape 1998, Domaine du Pégau (801 407 – 42.25$)
Peut-être dans une phase fermée, ce Châteauneuf n’a pas la même opulence
que les autres ’98. Il est discret au nez, très astringent en bouche de corps
moyen, sans le gras de la plupart des autres CdP de ce millésime. Aurait-il été
pénalisé par la nouvelle grande cuvée du Domaine – Da Capo (801 415 –
197$)?.
(*** - mars/02 – Fed)
Vin
de pays de l’Hérault 1998, La Grange des Pères (799 940 – 55.75$)
LA découverte de tout le salon. Ce vin est une vraie révélation. Un
assemblage de cabernet et syrah en parts égales. La robe est pourpre-grenat
d’excellente saturation. Le nez opulent offre des notes d’herbes aromatiques
très complexes, avec une note d’anis qui révèle assez nettement la présence
d’un cabernet de grande qualité et maturité. Malgré la bouche dense et mûre,
malgré la superbe concentration, le vin demeure très élégant, assis sur des
tannins très fins et polis, les saveurs de cassis et d’herbes s’allongent
dans une finale vaporeuse de superbe longueur. Dans un genre qui n’a rien à
voir avec les monstres du genre Gourt de Mautens, il me fait penser plutôt
penser aux meilleures réussites de Trévallon. Ce vin est le fruit d’une
vinification pratiquement parfaite qui démontre une très grande maîtrise dans
les chais. S’il était encore disponible j’en achèterai les yeux fermés!
(**** @ **** ½ - mars/02 – Fed)
Vin
de pays de l’Hérault 1999, La Grange des Pères (799 957 – 60.50$)
Le ’99
est, évidemment, moins doté que son prédécesseur. Plus dosé, frais,
joliment violetté, avec une bouche qui montre quand même une belle intégration
des tannins et un équilibré appréciable. Ce millésime justifie beaucoup
moins son prix, mais il montre encore une fois qu’il y a beaucoup de
savoir-faire à la source.
(***
½ - mars/02 – Fed)
Côtes
du Rhône ‘les quatre terres’ 2000, Domaine Santa Duc (804 625 – 17.25$)
Beau nez, mûr, avec des arômes de bacon et de poivre. Un peu moins bon en
bouche, où les tannins sont astringents et le vin semble un peu maladroit. Mais
il est jeune et pourrait s’ajuster avec un peu de temps. Dans ce cas, ce
serait une aubaine.
(** ? - mars/02 – Fed)
Gigondas
‘prestige des hautes garrigues’ 1999, Domaine Santa Duc (804 674 – 42.75$)
L’autre extrémité de la production de Santa Duc, ce ‘hautes garrigues’
est très familier avec le petit Côtes du Rhône, avec un nez mûr, aux notes
de bacon. La bouche est intense, épicée, tannique, plutôt droite, longiligne,
mais de bonne finesse. Équilibré et de maturité correcte pour un ’99. Il y
a du beau travail ici, mais 42$ c’est cher.
(*** - mars/02 – Fed)
Minervois
‘gravières de sancastel’ 2000, Domaine des Homs (820 142 – 23.35$)
Premier millésime pour ce domaine qui auparavant vendait toute sa production au
négoce. Un assemblage de 95% syrah et 5% viognier (même si le producteur ne déclare
pas ce dernier car il n’est pas admis dans l’appellation) ce vin est issu
d’une parcelle de 5 hectares dont les rendements sont très bas (29 hl/ha).
Pourpre, de très bonne saturation, au nez poivré, épicé, herbacé.
L’attaque est très ample, avec des tonnes de fruit mûr, des tannins fermes,
des saveurs intenses, profondes, de réglisse, goudron. Très bonne longueur.
C’est un excellent produit, à très bon marché.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Le
Mistral 1999, J. Phelps (860 023 – 41.75$)
Rubis profond, très bonne saturation. Mûr, profond, avec des notes de café et
de fruit noir. En bouche aussi, on retrouve beaucoup de maturité, de la matière,
du gras. C’est très bien fait, mais un peu redondant.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Merlot
Napa Valley 1998, J. Phelps (903 138 – 54.75$)
Un merlot un peu vegetal, sans l’abondante maturité habituelle des vins de
Phelps. Grande densité en bouche, du velours, mais aussi beaucoup de simplicité
au niveaux des saveurs. C’est un merlot à 25$ qui se vend deux fois plus cher
qu’il devrait.
(** ½ - mars/02 – Fed)
Cabernet
sauvignon Napa Valley 1998 J, Phelps (519 223 – 55.50$)
Un nez très mûr, mais aussi très végétal, avec des notes de poivron
et d’herbes bouillies; un peu désagréable. Riche et mûr en bouche, légèrement
torréfié, beaux tannins, mais pas de complexité. Je crois que Phelps a raté
ses ’98.
(*** - mars/02 – Fed)
Insignia
1998 J, Phelps (330 498 – 183.50$)
Très mûr, un peu confit, plutôt fermé. Bouche ample, mûre, très profonde
mais faisant preuve de finesse malgré sa taille très imposante, beaux tannins.
Beaucoup de liqueur et de sève en milieu de bouche, finale vaporeuse d’une
longueur assez étonnante. C’est quand même un grand vin, mais ça
n’atteint pas le merveilleux ’95 dégusté il y a deux ans.
(**** - mars/02 – Fed)
Zinfandel
1996, Caymus (282 459 – 38.25$)
Beau nez, complexe, herbacé, avec des notes de tisane et de framboise. Bouche mûre,
aux saveurs de réglisse et de tabac. Il se boit à merveille en ce moment.
Belle bouteille.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Zinfandel
1998, Caymus (812 610 - 42.75$)
Un peu musqué, épicé, avec des notes de chêne et une pointe de soufre.
Bouche dense, sirupeuse, très jeune, un peu maladroit.
(*** - mars/02 – Fed)
Cabernet
sauvignon Napa Valley 1998, Caymus (812 602 - 108.75$)
Rubis-grenat, très bonne saturation. Plutôt fermé, épicé, aux notes de
prune fraîche très mûre, sans aucun caractère végétal. Mûr, ample, assez
élégant en bouche, aux notes de cerise et de cassis de grande maturité. Très
complet. Beaucoup plus réussi que le Phelps, mais c’est aussi deux fois le
prix.
(*** ½ - mars/02 – Fed)
Cabernet
sauvignon Special Selection Napa Valley 1998, Caymus (456 186 – 221.75$)
Pourpre-grenat, excellente saturation. Ouvert et complexe, fumé, aux notes
d’anis, très intéressant. Bouche extrêmement riche, presque sirupeuse, mais
moins lourde que par le passé (c’est probablement un des avantages d’un
millésime moyen). Grande concentration, mais pas aussi long que le Insignia.
(**** - mars/02 – Fed)