CHÂTEAU HAUT BAILLY

 

Depuis 1998, le Château Haut Bailly est propriété de Robert Wilmers, riche banquier américain. Toutefois, Véronique Sanders est encore en charge de la gestion du Château et assure la continuité du travail de son père Jean et de son grand-père Daniel Sanders, anciens propriétaires des lieux.

 

Ce château a toujours donné une des expressions les plus élégantes de la production vinicole de Léognan, dont il occupe une des plus belles croupes, sur un sol particulièrement profond de graves.

 

Le vignoble, d'un seul tenant, couvre une superficie de 28 hectares dont 65% de cabernet sauvignon, 25% de merlot et 10% de cabernet franc. Une petite parcelle en proximité du château, environ 15% du vignoble, est encore composée de vignes pre-phylloxériques qui, en plus des cépages cités ci-haut, comprennent des très petits pourcentages de malbec et de petit verdot. 

 

La nouvelle administration, en plus d'avoir amené d'importants moyens financiers, semble avoir contribué à donner à ce vin un style plus plein et nourri. Une robustesse qui ne lui va pas si mal, comme en témoignent les notes ci-bas. 

 

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

 

en rouge

 

Pessac Léognan 2003, Château Haut Bailly (SAQ 10343701 – 67,00$)

Rubis-pourpre, très bonne saturation. Beau nez, mûr, aux notes de fruits noirs très pures, subtilement fumées. Attaque dense, bouche veloutée, assez élégante, tannins fins, légèrement astringents, belle mâche, très bonne maturité, légèrement alcooleux, avec des saveurs de kirsch et de chocolat qui possèdent une assez bonne longueur. AM: 2012 @ 2016.

(*** ½ @ **** - déc./06 - Fed)

 

Pessac Léognan 2001, Château Haut Bailly (SAQ 747727 – 69,00$)

Rubis, très bonne saturation, reflets grenat. Nez plutôt fermé, fumé, avec des notes de cassis et de cuir, il progresse très positivement dans le verre, gagne des notes plus douces de chêne et de sucre brun. La bouche possède une belle attaque, suivi par une matière compacte, de bonne densité, avec des tannins un brin rugueux en ce moment, qui lui donnent une belle mâche, des saveurs subtiles de cuir, minéral et de goudron, qui composent une belle expression de terroir et persistent en fin de bouche. Un vin très bien fait, qui possède une fine austérité pour le moment et pourra bénéficier de quelques années de garde. AM: 2012 @ 2016.

(**** - déc./06 - Fed)

 

Pessac Léognan 1994, Château Haut Bailly

Rubis, bonne saturation, reflets grenat. Le nez possède un caractère humide et légèrement végétal de poivron vert et de terre mouillée, qui gagne des nuances plus florales en évoluant dans le verre. La bouche est souple et élégante, avec un grain soyeux, très fin, des saveurs de cassis acidulé en milieu de palais, qui se compliquent d'arrière-goûts complexes d'épices, de goudron, de tabac et de mine de plomb, avec des fines traces végétales. La finale possède des nuances minérales subtiles mais persistantes. Il semble moins évolué que la bouteille dégustée il y a trois ans. Il faut encore espérer que ses traits de caractère, un peu trop végétaux, puissent se bonifier en quelque chose de plus noble. À revoir dans deux ou trois ans.

(*** ½ - déc./06 - Fed)

 

 

NB: vous trouverez plus de notes dans les archives.

 

 


Pour toute autre information ou
pour me faire part de vos commentaires,
n'hésitez pas à me contacter par courriel
Federico