Le Domaine Jean Noël Gagnard


Le nom de Jean Noël Gagnard est synonyme d'excellence en matière de Chassagne-Montrachet et après le succès des 2002 on espère sincèrement voir les prochains millésimes au Québec. Mais, comme c'est le cas pour plusieurs familles bourguignonnes, l'arbre généalogique vinicole des Gagnard est très complexe. Voici donc quelques élucidations qui devraient vous aider.


Jean Noël Gagnard est né en 1926. Il a une fille, Caroline l'Estimée, qui est en charge du domaine et s'occupe des vinifications depuis 1989.

 

Jean-Noël a un frère cadet, Jacques, né en 1928. Ce dernier a eu deux filles. La première, Laurence, est mariée à Richard Fontaine, ce qui a donné naissance au Domaine Fontaine-Gagnard. La deuxième, Claudine, est mariée à Jean Marc Blain, ce qui a donné naissance au Domaine Blain-Gagnard.

 

Pour rendre le tout encore plus compliqué, il faut mentionner que Jacques Gagnard, le frère de Jean Noël, est aussi le beau-fils de Edmond Delagrange, dont il a hérité les vignobles, qu'il gère encore sous le nom Gagnard-Delagrange. J'ai justement eu la chance de boire leur Montrachet 1998 récemment et c'était mémorable!

 

en blanc

 

Chassagne Montrachet 1er cru "les champs gain" 2002, Jean Noël Gagnard
Belle robe dorée. Sublime nez de pâtisserie fine, avec des nuances boisées qui s'entremêlent aux notes d'amandes pour offrir un bouquet très séduisant. La bouche est onctueuse, de très bonne concentration, avec des accents vanillés qui enrobent un fruit très mûr aux relents de poire, sur un fond d'une belle minéralité. Très flatteur et exotique en ce moment, par moments il évoque même le lait de noix de coco, mais sans jamais tomber dans la banalité. Les amateurs de bon bourgogne se doivent de découvrir les blancs de ce domaine et les vins du millésime 2002 sont la façon idéale de le faire.
(**** - jan./06 - Fed)

 

Montrachet grand cru 1998, Gagnard Delagrange 
Absolument magnifique! Le nez est un œuvre d'art, une composition florale d'une complexité et une délicatesse exemplaires, une minéralité très fine, des parfums d'amande très doux, presque gommés, un charme irrésistible mais toujours très réservé, délicat. La bouche est dans le même style, d'une finesse et d'un équilibre exceptionnels, on ne s'aperçoit de la réelle densité du vin que si on le travaille sur le palais, si non il glisse avec l'élégance d'une ballerine et son exquise minéralité nous laisse une finale interminable. Du très grand bourgogne! 
(**** ½ @ ***** - nov./05 - Fed)

 

 


Pour toute autre information ou
pour me faire part de vos commentaires,
n'hésitez pas à me contacter par courriel
Federico