La TOSCANE aujourd'hui
la dégustation du 23 février 2003

 

Brancaia 1999, La Brancaia
Chianti Classico "Giorgio Primo"  1999, La Massa
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"Siepi" 1998, Fonterutoli
"Olmaia" cabernet sauvignon 1998, Col d'Orcia
Pomerol 1998, Château La Croix du Casse
Bolgheri "Sassicaia" 1998, Tenuta San Guido
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QUELQUES MOTS


Je crois que cette dégustation à réussi à démontrer une chose : qu'il est possible de trouver de l'excellent vin en Toscane sans nécessairement faire des heures d'attente dans le froid (au Québec, en tout cas) ou payer des sommes exorbitantes pour une étiquette prestigieuse. Il était suffisant de voir la réaction des dégustateurs à des vins comme le Brancaia et le Siepi pour comprendre que ces vins ne sont pas simplement des deuxièmes choix face aux Tignanello et Sassicaia. Il s'agit de ce qui se fait de mieux en Toscane et on peut encore se les procurer pour des prix raisonnables (dans le contexte du marché, bien sûr). 

Mais cette dégustation a aussi démontré un autre fait  très intéressant : que le Sangiovese demeure le cépage roi de Toscane. En effet, les vins ayant reçu le meilleur accueil des dégustateurs (Brancaia, Giorgio Primo et Siepi) sont tous des vins élaborés en majorité par ce cépage qui s'exprime,en Toscane, comme nul autre cépage au monde ne réussit à le faire.

Le Sassicaia, quant à lui, n'a pas déçu. Il ne déçoit presque jamais, en fait. C'est seulement que plus on le déguste plus on s'aperçoit que tout l'engouement pour ce vin n'est peut-être pas justifié (comme ne l'est certainement pas son prix astronomique!) C'est un excellent vin toscan, comme on en trouve par dizaines, voilà! La viticulture a fait des pas de géant en Toscane depuis vingt ans et ce n'est plus le choix qui manque quand on désire boire un vin de qualité, que ce soit un vin de Bolgheri, de la région du Chianti ou de Montalcino.

Le grand gagnant de cette dégustation a été le Siepi, ce qui un autre signe du magnifique travail qui se fait chez Fonterutoli.  

 

 

  LE TABLEAU

Le tableau suivant montre, dans la colonne "votes", le nombre de dégustateurs qui ont préféré chaque vin, chaque dégustateur ayant droit à un vote par volet ou groupe de vins. Vous trouverez ensuite le pointage (sur 5 étoiles) que j'ai accordé à chaque vin. Occasionnellement, quand je crois que ça peut faciliter la compréhension du lecteur, j'ajoute une équivalence sur une échelle 100 points.

VINS DÉGUSTÉS

VOTES

NOTES

Brancaia - **** 91-93%
Chianti Classico "Giorgio Primo"  - **** 89-91%
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"Siepi" 9 **** 90-92%
"Olmaia" cabernet sauvignon 2 **** 90-92%
Pomerol 0      *** @ *** ½ 86-88%
Bolgheri "Sassicaia" 3 *** ½ @ **** 88-90%

 

 

  LES NOTES DE DÉGUSTATION

Brancaia 1999, La Brancaia
Ce vin possède une magnifique couleur pourpre, de très bonne saturation et d’un éclat qui témoigne de la vigueur et de l’état de santé du vin même. Le vin est frais et très jeune, avec des arômes de cuir et de violette, de mûres sauvages et de réglisse. La bouche est solide, avec une trame tannique très serrée et des saveurs de fruits noirs acidulés de bonne concentration. C’est vraiment un très bel exemple de ce qui peut-être fait en Toscane quand on mélange le Sangiovese aux meilleurs cépages français (merlot et cabernet) : un vin moderne, mais tout à fait toscan! 
(**** - fév./03 – Fed)

Chianti Classico “Giorgio Primo” 1999, La Massa
Grenat, bonne saturation. Le nez offre des notes de prunes, de goudron et de tabac qui lui donnent un caractère assez complexe et très classique. La bouche possède un très bel équilibre, avec une texture soyeuse, aux tannins finement astringents. La fraîcheur et la concentration de son fruit, ainsi que ses saveurs de prunes mûres, sont très appréciables. J’ai été un peu étonné de constater les signes d’évolution qui sont déjà manifestes dans la robe et les arômes de ce vin, mais j’ai beaucoup apprécié la facture vraiment très classique de ce Chianti, qui me rappelle un peu le genre du "Pergole Torte". 
(**** - fév./03 – Fed)



 

"Siepi" 1998, Fonterutoli
Rubis, très bonne saturation. Joli nez de cassis, bien mûr, avec un caractère floral et une présence de chêne qui ajoute des nuances de sucre brun. Très belle attaque, avec des saveurs de liqueur de cassis et de mûres de très bonne concentration, chaud et épicé jusqu’en fin de bouche où il s’allonge et gagne des saveurs de réglisse et de tabac. Excellent! Quand je pense que les gens font la file dès l’aube pour du Tignanello à deux fois le prix et que ce superbe vin a traîné sur les tablettes de la SAQ Signature pendant des semaines, je ne peux pas m’empêcher de penser à quel point les consommateurs sont conditionnés par la propagande de certaines publications, au point d'agir comme des brebis parfois.
(**** - fév./03 – Fed)

 

"Olmaia" 1998, Col d’Orcia
Rubis, très bonne saturation. Nez mûr et chaud, épicé et complexe, qui évolue vers des notes de cèdre et de menthol pour donner un ensemble qui est tout à fait typique d’un cabernet sauvignon. Encore plus réussie est la présence en bouche de ce vin, plein et possédant une très belle structure, soutenu par une fine acidité et des tannins parfaitement enrobés par le fruit. C’est un vin généreux, mais avec des attributs fort bien proportionnés. Longue finale sur des notes de cassis. Très réussi et vendu à un tiers du prix d’un Sassicaia. J’ai bien hâte de me procurer le ’99!
(**** - fév./03 – Fed)

 

Pomerol 1998, Château La Croix du Casse
Grenat de très bonne saturation. Le nez a ouvert sur des notes de confiture de fraise, nuancées d’un joli caractère floral, évoquant la violette, le tout étant d’une certaine distinction et correspondant à ce à quoi on s’attend quand on débouche une bouteille de Pomerol. Moins opportunes, toutefois, étaient les notes végétales d’herbes cuites et de poivron mouillé qui ont pris de l’ampleur avec l’évolution du vin dans le verre, jusqu’à s’attirer des comparaisons (tout à fait pertinentes) avec certains vins chiliens. La bouche est dotée d’un fruité très frais et de solides tannins, parfois un peu rêches. Je n’y ai pas trouvé ni la complexité, ni l’élégance qui devraient caractériser un Pomerol à 85$. C’est sans doute psychologique, mais je trouvais ce vin beaucoup plus agréable quand il se vendait 35$ (il y a à peine quatre ans…)
(*** @ *** ½ - fév./03 – Fed)

 

Bolgheri "Sassicaia" 1998, Tenuta San Guido
Rubis, très bonne saturation. C’est un vin assez distingué, malgré les notes animales qui le marquent au début, il offre des notes de liqueur de cerises, de tabac blond et d’herbes mûres. La fraîcheur de son fruit joue un joli contraste avec son côté subtilement herbacé. La bouche est ample et de bonne rondeur, de corps moyen (comme tous les millésimes de Sassicaia depuis une dizaine d’années), avec des saveurs de tabac et d’épices. Équilibré et bien fait, mais vendu à un prix impossible à justifier!
(*** ½ @ **** - fév./03 – Fed)


 


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Federico