CHÂTEAUNEUF DU PAPE 2003
la dégustation du 18 mars 2007

Châteauneuf du Pape 2003, Bosquet des Papes LCBO - 59,00$
Côtes du Rhône 2003, Château Fonsalette SAQ - 54,00$
.
Châteauneuf du Pape 2003, Charvin I. P. - 55,00$
Châteauneuf du Pape vieilles vignes 2003, Tardieu-Laurent LCBO - 99,00$
Châteauneuf du Pape 2003, Rayas SAQ - 119,00$
Châteauneuf du Pape "Val de Dieu" 2003, Vaudieu LCBO - 79,00$
.
Châteauneuf du Pape "Renaissance" 2003, Cristia SAQ - 89,00$
Châteauneuf du Pape "Cuvée Réservée" 2003, Pégau SAQ - 58,00$
Châteauneuf du Pape 2003, Beaucastel SAQ - 83,00$
Châteauneuf du Pape 2003, Clos des Papes SAQ - 67,00$

*Tous les prix sont en dollars canadiens

 

QUELQUES MOTS

Ceux qui avaient des doutes qu'Emmanuel Reynaud puisse maintenir les vins de Rayas au même niveau de ceux de son oncle (le défunt Jacques Reynaud) peuvent être rassurés. Après un 2001 absolument magique (voir dégustation du 15/05/2005) Emmanuel a signé un 2003 qui, malgré les difficultés reliées à la chaleur du millésime, se révèle d'une finesse absolument irréprochable. À un point tel que le vin a fait l'unanimité dans le deuxième volet de cette dégustation en obtenant, à l'aveugle, la préférence de tous les membres de notre panel.

Déjà dans le volet d'introduction un autre vin produit par Emmanuel Reynaud, le Côtes du Rhône de Fonsalette, avait donné des signes très encourageants. Mais de là à obtenir l'unanimité dans un volet avec des vins de Charvin et de Tardieu-Laurent... châpeau!

Dans le volet final, celui qui réunissait les vins les plus puissants, c'est la Cuvée Réservée de Pégau qui a remporté le plus grand nombre de préférences, surtout grâce à un nez très classique, qui lui a permis de se démarquer dans un volet où les vins étaient un peu moins immédiatement accessibles.  

Pour plus de renseignements sur les résultats de cette dégustation, veuillez consulter le tableau ci-bas, ainsi que mes notes de dégustation.

      

 

  LE TABLEAU

Le tableau suivant montre, dans la colonne "votes", le nombre de préférences reçues par chaque vin (chaque membre du groupe ayant droit à un vote de préférence par volet). Vous trouverez ensuite le pointage (sur 5 étoiles) que j'ai accordé à chaque vin. 

VINS DÉGUSTÉS VOTES

MES NOTES

Bosquet des Papes

3

*** ½
Château Fonsalette

10

*** ½
.
Charvin

0

****
Tardieu-Laurent "vieilles vignes" 0 **** @ **** ½
Rayas 13 **** ½
Vaudieu "Val de Dieu" 0 *** ½
Cristia "Renaissance" 0 **** @ **** ½
Pégau "Cuvée Réservée" 10 ****
Beaucastel 2 ****
Clos des Papes 1 *** ½


 

 

  LES NOTES DE DÉGUSTATION

Les vins sont toujours dégustés à l'aveugle. Les notes de dégustation sont présentées selon le même ordre dans lequel les vins se sont retrouvés une fois avoir été placés dans les sacs et mélangés pour obtenir un ordre de service aléatoire.

Châteauneuf du Pape 2003, Bosquet des Papes 
Rubis-grenat, bonne saturation. Joli nez, belles notes de cerise mûre, aux nuances épicées, de noix muscade. Bouche chaude, épicée, de bonne densité, avec des tannins un peu secs et des saveurs de prune et de chocolat de très bonne concentration, qui persistent en fin de bouche. 
(*** ½ - mars/07 - Fed)

Côtes du Rhône 2003, Château Fonsalette (SAQ 706 606 – 54,00$)
Rubis-grenat, bonne saturation. Nez fortment épicé, aux arômes de poivre vert, avec des nuances florales plus discrètes. Bouche est aussi très axée sur les épices et sur ce caractère de poivre vert, les tannins sont plutôt bien intégrés et la finale gagne des nuances de kirsch qui persistent. Bien fait. 
(*** ½ - mars/07 - Fed)


 

Châteauneuf du Pape 2003, Charvin
Rubis, bonne saturation. Moins expressif que la bouteille goûtée à l'automne dernier, ce Charvin a probablement souffert de la comparaison avec le Rayas. Le nez est mûr et offre des belles notes de kirsch et d'épices. La bouche est plutôt élégante et possède une belle attaque veloutée, des saveurs d'épices et de réglisse, un peu plus alcoolique en arrière-palais, où les tannins sont un peu asséchants, avec des notes de kirsch qui accompagnent la finale. 
(**** - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape vieilles vignes 2003, Tardieu-Laurent 
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Très joli nez, finement boisé, sur un fond fruité pur et de très bonne maturité, dans lequel on reconnaît des notes de cerise noire sucrée, d'épices et de garrigue. La bouche est d'une grande richesse, avec une matière dense, sucrée et d'excellente concentration, dans laquelle on a su préserver une belle fraîcheur, les tannins soutiennent le tout avec la juste fermeté et la très longue finale possède des nuances crémeuses de chocolat noir, d'épices et de réglisse. Je demeure convaincu que le chêne neuf n'a pas sa place dans un châteauneuf, mais cette cuvée vieilles vignes est tout de même un vin de superbe extraction, qui sera de très bonne garde.  
(**** @ **** ½ - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2003, Rayas
Rubis, bonne saturation, reflets grenat. Superbe nez, complexe et d'une grande pureté, son parfum de cerise mûre s'entremêle d'arômes d'herbes provençales, de réglisse noire et d'olive, avec la chaleur du millésime qui s'exprime dans un caractère minéral d'asphalte, très profond. Mais la qualité plus spectaculaire de ce vin est sa grande texture en bouche, l'ampleur et le velouté de sa chair, son équilibre vraiment remarquable et son harmonie, malgré la chaleur du millésime. C'est une très grande réussite, que l'on pourra apprécier sur les 10 prochaines années. 
(**** ½ - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape Val de Dieu 2003, Vaudieu
Pourpre, très bonne saturation. Le nez est dominé par un très joli boisé, avec des notes de chêne neuf de grande qualité, qui se laissent entrevoir un caractère chaud et provençal, de prune, de garrigue, de goudron et de tabac. La bouche est riche et de grande extraction, exprimant toute la chaleur du millésime dans ses tannins très secs et une chaleur alcoolique qui brûle le palais. Il est possible qu'un vieillissement à moyen terme lui rendre un peu d'harmonie, mais ce vin sera probablement toujours marqué par les défauts du millésime.
(*** ½ - mars/07 - Fed)


Châteauneuf du Pape Cuvée Renaissance 2003, Domaine Cristia
Pourpre-pourpre, très bonne saturation. Très discret au début, ce vin gargantuesque s'ouvre lentement pour réveler une profondeur et une pureté de fruit extraordinaire, avec des notes de kirsch et de bleuet qui ne cessent de gagner en ampleur. La bouche est riche, dotée d'une excellente matière fruitée, ainsi que d'une structure très rigide, un vrai colosse, avec des saveurs de cerise noire, de framboise et de crème de bleuets. C'est un vin très prometteur et bâti pour une longue garde, même si la qualité de son fruit permettra aux consommateurs d'y accéder relativement jeune. 
(**** @ **** ½ - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape Cuvée Réservée 2003, Domaine du Pégau
Rubis, très bonne saturation, reflets grenat. Très beau nez, d'un charme immédiat, avec des notes très provençales d'épices, de garrigue et d'olives, sur un fruit de prune mûre. La bouche possède une matière très généreuse, mais aussi une charge tannique très dure et astringente, qui finit presque par nous faire oublier les belles saveurs de prune, de tabac, d'épices, de kirsch et d'olive. C'est un vin qui sera de garde, mais il faut espérer que le temps lui permette d'harmoniser une structure tannique qui semble, pour le moment, un peu trop sévère. 
(**** - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2003, Château de Beaucastel
Rubis-pourpre, très bonne saturation. Très différent de la bouteille goûtée à l'automne, ce Beaucastel offre des arômes presque surmûris de prune et de framboise, qui s'alternent à un caractère terreux, minéral, d'asphalte cuit. La bouche est très riche, dense, laissant une impression sucrée, la structure est importante, avec des tannins fermes, bien enrobés par la grande matière du vin, lui conférant ainsi beaucoup de stature, les saveurs de framboise et de goudron sont d'excellente concentration et la longue finale gagne des notes subtiles de prune et de tabac. Un Beaucastel massif et puissant. 
(**** - mars/07 - Fed)

Châteauneuf du Pape 2003, Clos des Papes
Rubis, bonne saturation, reflets grenat. Plutôt fermé, il a besoin d'une longue oxygénation avant de révéler des arômes de kirsch, aux relents de cassonade et d'épices. L'attaque est ample, la bouche est de bonne matière, mais aussi très chaleureuse, avec des saveurs de chocolat et de goudron de très bonne concentration, un fruit de cerise qui s'enrobe de traces de vanille sucrée et d'épices et une fin de bouche encore très alcooleuse qui témoigne de toute la chaleur du millésime. 
(*** ½ - mars/07 - Fed)


Pour toute autre information ou
pour me faire part de vos commentaires,
n'hésitez pas à me contacter par courriel
Federico