CARNET DE DEGUSTATION
du temps des fêtes 2001/2001

 

Chaque année, le temps des fêtes est un temps de l'année très chargé d'occasions de déguster toutes sortes de vins, des grandes bouteilles aux curiosités, toutes partagées dans une atmosphère de festivité. Voici mon carnet de dégustation du temps des fêtes 2001/2002.

 


Chianti classico riserva "Tenute del marchese" 1997, Antinori
Rubis profond, de bonne saturation, ce vin ferme et soyeux s'est endurci un tout petit peu depuis l'an passé. Son caractère de fruits sauvages frais s'exprime discrètement, dominé par le cuir et des notes de chêne et de torréfaction. La bouche est fine, légèrement astringente et de bonne concentration. Une réussite, sans doute, mais il faut le faire respirer.
(*** ½ @ **** - déc./01 – Fed)

Chianti classico riserva 1997, Castello di Fonterutoli
Rubis de très bonne saturation. Il a besoin d'une bonne demi-heure pour commencer à s'exprimer, mais il donne ensuite une leçon de "toscanité!" Le cuir et les épices des meilleurs sangiovese, le chêne, le fruit noir acidulé. En bouche, il commence dur, mais ensuite il donne un milieu de palais de superbe concentration avec un noyau fruité de grande profondeur. Superbe longueur. On pourrait seulement lui demander un plus de spontanéité. Mais, j'avoue, parfois c'est un exercice stimulant pour le dégustateur que de soutirer au vin les mots de la bouche.
(**** - déc./01 – Fed)

Champagne Brut "Apanage" n.m. Pommery
Beau Champagne nerveux, avec une acidité mordante, une effervescence généreuse, mais pas débordante et des notes de pommes vertes qui prennent du temps avant de laisser place à des arômes de brioche. Malgré leur prix soit le même, ça ne vaut pas le "Brut premier" de Roederer.
(*** ½ - déc./01 – Fed)

Ser Niccolò Podere Solatio dei Tani 1997, Fattoria Machiavelli
Rubis pourpre, très bonne saturation. Ce vin offre le caractère du cabernet sauvignon-le cassis et les baies sauvages-avec la maturité d'un vin californien et l'acidité d'un vin toscan. La bouche est serrée et astringente, bien équilibrée et de bonne concentration. Il est encore un peu fermé, comme la plupart des '97, mais il promet. À 25$ c'était une super aubaine.
(*** ½ - déc./01 – Fed)

Madiran 1998, Montus
Rébarbatif, c'est le moins qu'on puisse dire. Je ne sais pas si c'est le voyage qui l'a endurci de la sorte mais, malgré il ait respiré une bonne heure, il n'a rien fait pour être agréable. Sa robe pourpre est de très bonne saturation. Le nez offre un mélange de cuir et d'herbes qui penche, parfois, vers le végétal. Sa bouche est dure et les tannins, fermes, manquent du soyeux qui les distingue dans les bons millésimes. Il est de bonne concentration, mais a très peu en commun avec le sublime '96 que j'ai dégusté au mois d'août. Toutefois, je n'ai pas perdu espoir et je me réserve de déguster une autre bouteille de ce '98 l'an prochain avant de porter mon jugement final.
(*** - déc./01 – Fed)

Côtes du Rhône "laurentides" 1999, Gramenon
Jolie robe, rubis-pourpre, de très bonne saturation. Le nez est mûr et sent la chaleur et les fruits secs, surtout les figues. La bouche est ferme, soyeuse, mais un peu métallique par moments. Très bonne matière, mais peu de moelleux. J'ai beaucoup d'estime pour le travail de ce producteur, mais cette cuvée ne s'exprimait pas à son meilleur. Je lui laisserai deux ans pour s'assouplir et gagner en complexité.
(*** - déc./01 – Fed)

Échezeaux 1998, Domaine des Perdrix
Rubis aux reflets grenat. Malgré la robe manque d'éclat, ce vin se montre quand même très frais et vibrant au nez, avec des notes fruitées de grande finesse et distinction, tout à fait dignes d'un grand cru. Au nez, on sent des notes de cerise confites et de craie. La bouche est de corps moyen, élégante, malgré qu'on dénote parfois les excès de chaleur du millésime. Une excellent Bourgogne, mais j'attendrais le '99 avant d'investir.
(**** - déc./01 – Fed)

Sitorey 1993, Gaja
Rubis-grenat, bonne saturation. Le nez est très rôti, la bouche savoureuse et agréable, de bonne concentration mais pas une grande longueur. C'est un vin généreux, à l'italienne, avec la personnalité de la barbera et un peu de la distinction des vins de Gaja. Belle réussite pour un petit millésime.
(*** ½ - déc./01 – Fed)

Rasteau "Gourt de Mautens" 1998, Domaine Gourt de Mautens
Alerte à la brute! Attention amateurs de vins élégants, ce vin est un vrai mastodonte. Par moments, on jurerait qu'il soi d'origine australienne. Le nez sent le soufre pendant un bon moment, avant de révéler des arômes floraux. La bouche est d'une concentration étonnante, mais sans surmaturité et sans excès de gras. J'ai trouvé un léger manque de fraîcheur en bouche et, globalement, j'ai trouvé que la matière immense de ce vin nuit un peu à ses qualités. Il faut dire, aussi, qu'à ce prix il y a des dizaines de Châteauneuf du Pape qui donnent beaucoup plus de complexité et de distinction et dont la concentration est peut-être moindre mais l'étoffe est supérieure. C'est la preuve qu'on peut réduire les rendements tant qu'on veut, mais le vin d'un terroir noble aura toujours un avantage sur les autres. Allez, je me sens généreux: trois étoiles pour l'effort.
(*** - déc./01 – Fed)

Padthaway Shiraz "Eileen" 1993, Hardy's
Cessez le feu! je me rends. Que voulez-vous que je vous dise, je croyais avoir affronté la pire des brutes (Gourt de Mautens) et puis, je tombe sur cette… chose! Le nez est une amplification des arômes qui se dégagent quand on sort un cure-dent à la menthe de son sachet. La bouche est archi-concentrée, visqueuse, pleine de menthe et de camphre. Bref, on dirait un sirop pour la toux, remède avec lequel il partage une certaine méchanceté. Et, juste quand on aimerait que la torture s'arrête, voilà qu'il est de très bonne longueur! Écoutez, je ne peux pas noter cette chose. Je lui donnerais cinq étoiles si l'étiquette était marquée des insignes de Benilyn ou Robitussin. Mais ce n'est pas l'idée je me fais d'un vin, d'une boisson noble, faite pour le plaisir. Je comprends qu'il puisse il y avoir des amateurs de ce genre, mais on était cinq à table, dont quelques amateurs de vins australiens et non seulement on a tous eu de la difficulté à finir notre premier verre, mais personne n'en a demandé un deuxième! Ça veut quand même dire quelque chose.
(? - déc./01 – Fed)

Chablis 1er cru "fourchaume" 1999, La Chablisienne
Discret mais beau et très élégant, avec un nez subtilement minéral, adouci par des notes florales, à peine vanillées. La bouche est tendre, élégante et de corps moyen. C'est un beau vin. La seule chose qu'on peut lui reprocher c'est son manque de nerf et sa longueur moyenne.
(*** - déc./01 – Fed)

Chianti Classico 1998, Castello di Fonterutoli
Magnifique! De loin le meilleur exemplaire de ce millésime que j'ai dégusté. Rubis-grenat de très bonne saturation. Le nez est intense et très empyreumatique, avec des notes de fruit noir mûr entremêlées à des notes de chêne et de torréfaction. Complexe et profond, très engageant. La bouche est pleine, ronde et charnue, de très bonne concentration et cohérente avec le nez. Des tannins fermes viennent soutenir la fin de bouche, avant une finale de bonne longueur. Il a tout pour bien vieillir, mais il donne tellement de plaisir en ce moment que ça ne vaut presque pas la peine d'attendre. Excellent travail! Le prix de 43$ est tout à fait justifié.
(**** - déc./01 – Fed)

Pinot noir Sonoma coast 1999, La Crema
Rubis. Le nez offre des notes de cerise avec un caractère herbacé discret, mais persistant. La bouche est mûre et très fruitée, presque sucrée en milieu de palais, avec des saveurs de sirop de cerise et de framboise, de longueur moyenne. À 32$, je préfère la subtilité de certains Chorey-les-Beaune.
(*** - déc./01 – Fed)

Rioja Reserva 1994, Marques de Càceres
Rubis-grenat de moyenne saturation. C'est un vin au style traditionnel, agréablement sec et linéaire, mais qui ne manque pas de personnalité. Les notes de cuir et de prunes sont classiques et sa structure en fait un parfait candidat pour la table, plutôt que la dégustation pure et simple. C'est bien fait, sans être épatant. Et je crois qu'il a encore une bonne marge d'amélioration, les Rioja vieillissent très bien.
(*** @ *** ½ - déc./01 – Fed)

Champagne Brut L.P. n.m. Laurent Perrier
Tendu comme une corde de violon, ce Champagne passe sur les papilles comme un projectile, froid et métallique, agrémenté seulement par des nuances de pomme verte. Son acidité est prononcée, au point de le rendre mordant en bouche, ce qui stimule l'appétit, mais il manque de complexité et de longueur et on a vite fait de l'oublier.
(** - déc./01 - Fed)

Champagne Vintage Réserve 1995, Veuve Cliquot
Superbe champagne! La robe est dorée, lui donnant déjà une apparence luxueuse. Le nez est mûr et marqué par le pinot (à la manière de certains Bollinger), avec des notes de cacao et de levure. La bouche est ample et savoureuse, les bulles ne sont pas les plus fines, mais il laisse un belle sensation d'équilibre et de richesse. Complexe et distingué, tout à fait à la hauteur de son prix, ce Champagne pourrait facilement vieillir encore quelques années mais il se consomme avec grand plaisir dès aujourd'hui. Il mérite d'être servi à table.
(**** - déc./01 - Fed)

Châteauneuf du Pape 1999, Domaine Roger Perrin
Très joli Châteauneuf, jeune et agréable, sans être superficiel. Les arômes de fruit rouge sont mûrs et accompagnés de notes de chocolat. Il est souple en bouche avec des tannins mûrs qui ne s'accrochent pas au palais comme dans d'autres vins de ce millésime. Un peu léger, mais bien fait. À ce prix (26$ à la LCBO), on peut facilement se contenter.
(*** - déc./01 - Fed)

Rioja Reserva Finca Valpiedra 1996, Martinez Bujanda
Très différent du Càceres dégusté récemment, ce Rioja est d'un genre moderne, opulent, avec des notes de vanille et de prunes mûres, assez caractéristiques, ainsi que du chocolat et une pointe d'aneth qui vient se mélanger au tout. La bouche est ample, mûre et ne présente pas ce manque de fraîcheur dans le fruit qui s'était manifesté dans une bouteille dégustée récemment. C'est complexe, équilibré et intéressant. En liquidation à 24$ à la SAQ, c'est un excellent achat.
(*** ½ - déc./01 - Fed)

Porto Vintage Malvedos 1988, Graham
Très ouvert, ce porto au caractère encore plutôt jeune donne un plaisir immédiat dès le nez: mûr et vineux, aux notes de prunes, de cigare et d'épices. La bouche est pleine et serrée, mais ronde et équilibrée. C'est une très belle bouteille de Porto, qu'il faut malheureusement payer 47$.
(**** - déc./01 - Fed)

Champagne brut grand cru n.m. Paul Bara
La robe dorée de moyenne intensité promet plus que ce que le vin délivre. Discret, floral, subtilement brioché, avec une structure très ferme et d'acidité prononcée. C'est bon, mais je reste un peu sur ma soif.
(*** @ *** ½ - déc./01 – Fed)

Chardonnay Carneros 1999, Saintsbury
Le nez est intense et somptueusement boisé, avec des notes discrètes de pomme et d'amande. Malheureusement, par contre, la seule chose qui semble prendre de l'ampleur au fur et à mesure que le vin respire c'est uniquement ce boisé qui devient vite omniprésent. En bouche, même si la densité et la concentration du vin semblent être bonnes, c'est encore le bois qui domine par son amertume. J'espère que c'est une phase passagère. J'attendrai un an ou deux avant d'ouvrir une autre bouteille.
(** - déc./01 – Fed)

Champagne brut rosé n.m. Tattinger
Le genre de Champagne qui donne de bonnes raisons aux gens qui refusent d'acheter du rosé. La robe, pelure d'oignon, semble déjà manquer de vie, le nez n'offre presque aucun intérêt et la bouche est maigre et acide. Je passe.
(* - déc./01 – Fed)

Barolo "Ornato" 1989, Pio Cesare
La robe grenat est de bonne saturation. Le nez a besoin de respirer beaucoup, car il met plus d'une demi-heure avant de perdre les odeurs de charogne qui le marquent à l'ouverture de la bouteille. Une fois que cela est fait, il gagne de très beaux arômes de prunes fraîches, avec des nuances de violettes et puis toute la gamme de goudron et de tabac des bons Barolo. La bouche est encore serrée et en grande forme, avec des tannins qui commencent à être bien intégrés, même si le vin demande de la nourriture. Bonne longueur. Un Barolo classique qui devrait pouvoir se garder encore quelques années.
(*** ½ @ **** - déc./01 – Fed)

Zinfandel "Old vines" 1999, Turley
La robe est pourpre et de très bonne saturation. Le nez est explosif, avec des notes très intenses et pures de prunes fraîches et de liqueur de cerise, avec une bonne dose de bois qui passe toutefois en sourdine derrière les vagues de fruit. C'est étonnamment frais, pur et charmeur pour un vin qui tire 15,3% d'alcool. La bouche est très riche, avec une quantité impressionnante de fruit, mais sans lourdeur. Le vin possède ce qu'il faut d'acidité et de fraîcheur pour être équilibré, même s'il est plutôt épicé et un peu vif en milieu de palais, avant de s'adoucir avec le temps. Il possède une excellente longueur, sur des notes de cerise et de prunes. C'est une bouteille qui m'a surpris beaucoup, car je ne suis pas un amateur de ce genre. Ça coûte 40$ US aux Etats-Unis ($ can. 65), si on arrive à en trouver (tâche presque impossible, on me dit) et ça les vaut amplement.
(**** - déc./01 – Fed)

Querciagrande 1997, Podere Capaccia
Rubis, bonne saturation. Le nez offre des arômes de fruit plutôt discrets, qui semblent manquer de conviction, ainsi que des épices et du champignon. La bouche est étonnamment souple et accessible, de corps moyen et assez élégante. Mais on n'y trouve pas la concentration, la profondeur et la longueur que l'on désirerait d'un '97. Bref! Ce vin a du style mais il manque de fond. À 43$ on trouve facilement mieux.
(*** - déc./01 – Fed)

Chianti Classico 1997, Castell'in Villa
Encore une fois, ce vin se montre fort réussi. Rubis-pourpre, de bonne saturation. Le nez est tout à fait authentique, avec des notes de cerise noire et de prune, de cuir et de violette, très caractéristiques d'un bon Sangiovese, mûr, frais et épicé. La bouche offre juste ce qu'il faut de concentration et de structure, avec des tannins légèrement rugueux en fin de bouche qui ajoutent un peu de relief à un ensemble, somme toute, très facile à boire. À 21$, j'aurais du en acheter une caisse!
(*** ½ - déc./01 – Fed)

Champagne Brut white foil n.m. Pol Roger
Un champagne d'apéritif, subtil et élégant, aux notes d'amande. De corps moyen, aux saveurs de pomme, assez fin mais pas très complexe.
(*** @ *** ½ - déc./01 – Fed)

Champagne Brut "Réserve royale" n.m. Philipponnat
Un brin rustique, mais complexe et fort plaisant, nuancé de chêne, évoluant vers des notes de brioche, de fumée et de cacao, vineux et de bonne concentration en bouche. Il en donne beaucoup pour un champagne de cette gamme. (*** ½ @ **** - déc./01 – Fed)

"Thou bianc" chardonnay 1999, Bava
Robe pâle, aux reflets verdâtres. Aux nez on reconnaît le chardonnay, avec un fond vanillé qui est charmeur au début mais qui devient vite redondant. La bouche est maigre et plutôt insipide. Pas très intéressant.
(** - déc./01 – Fed)

"Poggio alle gazze" 1999, Ornellaia
Je ne goûtais pas ce vin depuis très longtemps, mais j'ai immédiatement reconnu ses belles notes de sauvignon, fraîches et herbacées, plus proches du buis que du pipi de chat et très subtilement marquées par le chêne. Équilibré, savoureux, ce sauvignon est toujours impeccable et possède un style tout à fait européen.
(*** ½ - déc./01 – Fed)

Barbera d'Asti "la court" 1997, Michele Chiarlo
Rubis, de moyenne saturation. À mi-chemin entre les barbera traditionnels, légers et rustiques, et ceux nouveau-style, au fruité abondant et marqué d'une pointe de surmaturité. À la longue, dans ce vin, c'est la tradition qui prévaut sur le modernisme. De corps moyen, coupé à gros traits, avec des saveurs de cerises macérées, c'est un vin généreux, un peu paysan, qui ne justifie aucunement son prix de près de 40$.
(*** - déc./01 – Fed)

Champagne Brut grand cru blanc de blancs "Cuvée présidence" 1992, R. & L. Legras
Robe dorée de moyenne intensité. Le nez est fin et élégant, légèrement beurré, aux arômes de croissant frais fort agréables. La maturité et la concentration en bouche sont très bonnes. À 43$ (prix à la LCBO) c'est une aubaine. C'est vraiment dommage qu'on ne puisse trouver cet excellent champagne au Québec.
(*** ½ @ **** - jan./02 – Fed)

Chianti classico riserva "Poggio rosso" 1988, San Felice
Robe rubis, de bonne saturation, avec quelques reflets grenat. Le nez, assez discret, offre de notes de chêne et de sous-bois, évoluant vers le caramel, avec une touche de pruneaux. La bouche est de corps moyen, assez souple, mais la vigueur et la longueur du vin laissent un peu à désirer. Il ne semble pas particulièrement fatigué, mais j'ai eu de meilleures bouteilles de ce Poggio Rosso.
(*** ½ - jan./02 – Fed)

St. Véran "les crais" 1999, Domaine Cordier Père & fils
Ce vin se présente fort bien, avec une robe dorée, de moyenne intensité, et un beau nez, floral et vanillé, modérément boisé et charmeur, mais demeurant assez délicat. La bouche est de corps moyen, assez onctueuse, vanillée et beurrée. C'est un vin qui fait absolument tout pour charmer et y réussit. Mais son manque pedigree reste palpable malgré tous ses efforts. Finalement, c'est un beau boisé accompagné par un vin correct.
(*** - jan./01 – Fed)

Clos de Vougeot 1998, Bernard et Armelle Rion
Rubis grenat, légèrement évolué. Le nez manque de fraîcheur, avec des notes de prunes et de carton, de fruits cuits et de cerise à l'alcool. Il devient un peu chimique en s'oxydant. Le corps est maigre et un peu astringent, l'alcool chauffe en fin de bouche malgré que les saveurs de cerise soient assez juteuses. Assez médiocre pour un grand cru.
(** - jan./01 – Fed)

Gevrey Chambertin "Clos St. Jacques" 1999, Domaine Fourrier
Rubis pourpre. Très beau nez, au fruité mûr, nuancé de violette et de craie, complexe et au caractère définitivement jeune et vibrant. Il est complexe et charmeur, malgré il y ait une légère verdeur derrière le fruit. La bouche est de corps moyen, elle possède un fruité épicé qui prend de l'ampleur et possède beaucoup de persistance. Il évolue vers le caramel. Ça me semble très bien fait. À 59$ c'était un très bel achat. Malheureusement, il est épuisé.
(*** ½ @ **** - jan./01 – Fed)

Gevrey Chambertin 1999, Domaine Sérafin
Rubis, bonne saturation. Un peu volatile, mais assez complexe, épicé, avec des relents de raifort et de thé. La bouche est de corps moyen, fluide et épicée, à la texture soyeuse et de longueur appréciable. Un très bon vin, qui ne me fera pas oublier les merveilleux 1995 et 1996.
(*** ½ - jan./01 – Fed)

Romanée Saint-Vivant grand cru 1990, Jean Jacques Confuron
Rubis-grenat, de très bonne saturation. Le nez est puissant, plutôt iodé et austère mais complexe, avec des nuances épicées et cuirées qui gagnent un soupçon de lavande en respirant. Il résiste très longuement à l'oxydation. On dirait qu'il veut nous dire plus, mais il refuse de bouger. La bouche est très serrée, cuirée et amère au début, avec des tannins très fins et nobles, qui sont encore plutôt durs pour un vin qui approche les douze ans. La fin de bouche offre des nuances de cèdre de bonne persistance. Il semble être dans un phase fermée. Je suis de l'opinion qu'il aurait fallu l'attendre encore de deux à quatre ans.
(*** ½ @ **** ½ - jan./01 – Fed)



 

FIN