BARBERA MEETING 2002
Nizza Monferrato, juin '02, 
présentation à la presse spécialisée 
des nouveaux millésimes de 
Barbera d'Asti et Barbera d'Alba

 

La mondialisation, ça a un prix!
Demandez à mon père de vous décrire le Barbera. Il vous répondra que c’est un vin léger, un peu rustique, souvent marqué par un léger résidu de gaz carbonique (quand ce n’est pas carrément un vin effervescent: "vivace"). Il vous dira aussi que c’est un vin sans prétentions, à boire à grandes gorgées pour se rincer le palais.

Si la dernière fois que vous avez bu du Barbera était il y a dix ans, il se peut fort bien que vous ayez exactement la même perception de ce traditionnel vin piémontais. Mais les choses ont beaucoup changé dans les dernières années au Piémont. Difficile de dire si c’est pour le mieux ou pour le pire, mais une chose est sûre : le Barbera que l’on produit aujourd’hui n’est pas le même que celui que les paysans mettaient sur leur table il y a quelques années. Il y a eu un vent de renouveau, du nouveau sang. C’est une toute nouvelle génération de vignerons qui a maintenant le contrôle de la production. Des jeunes dynamiques, motivés, avec un objectif bien précis : donner au Barbera le prestige et la renommée que plusieurs autres vins d’Italie ont déjà réussi à obtenir.

Les méthodes employées pour atteindre cet objectif sont les mêmes qui ont déjà fonctionné ailleurs (en Toscane, notamment) : l’internationalisation du vin; on modifie les méthodes de production pour obtenir un vin qui soit plus proche des attentes et des goûts du consommateur (car cela est beaucoup plus facile et plus rapide que d’éduquer le consommateur à apprécier un vin tel qu'il est…) Ainsi, presque du jour au lendemain, on a obtenu des Barbera très colorés, boisés et opulents, structurés et puissants.

C’est une métamorphose qui est assez facile à mettre en oeuvre et qui permet d’obtenir des résultats très rapidement, souvent en un seul millésime : on sélectionne les meilleurs vignobles, on réduit les rendements, on vendange avec un peu de surmaturité et on affine en bois neuf. Pour compléter le tout on lui donne le nom d’une commune ou d’une minuscule parcelle de terre, question d’ajouter un élément d’exclusivité. Voilà! Le tour est joué. Qu'est ce que ça donne? Pour comprendre l’ampleur de la transformation, imaginez le Barbera classique en essayant de l'associer à une personne, peu importe qui. Maintenant imaginez la même personne qui revient d'un long voyage en Californie, avec le teint bronzé, des mèches blond-platine dans les cheveux et ayant visiblement suivi une bonne cure de stéroïdes.

Vous voyez le genre? Voilà! Vous commencez à vous faire une idée du style de la plupart des Barbera qu’on vous propose aujourd’hui. Et je dois dire que c’est un style que certains producteurs réussissent drôlement bien! J’ai eu l’occasion de goûter un bon nombre de Barbera vraiment très intéressants au cours de ma semaine à Nizza. Mais il y a des conséquences à cette modernisation. Premièrement, il y a inévitablement une dénaturalisation du vin. La recherche d’un caractère "international" fait en sorte qu'aujourd’hui, de plus en plus, tous les vins tendent à se ressembler. Tenez, par exemple, au cours de cette semaine de dégustations, à plusieurs reprises, j’ai eu l’impression de goûter des Zinfandels tellement certains vins étaient riches et boisés et leur maturité était poussée. Aussi, il faut souligner que c’est facile de tomber dans la grossièreté quand on ne maîtrise pas les techniques de cette métamorphose ou qu'on essaye de surboiser des vins issus de raisins qui ne sont pas de première qualité. Mais, comme je vous disait, il y a des producteurs qui ont réussi à moderniser leurs vins de façon intelligente, sans nécessairement les "prostituer".   

Une autre conséquence de cette internationalisation, une qui affecte TOUS les consommateurs : le prix du vin. Avez-vous vu le prix de certains Barbera aujourd’hui? Il n’est plus chose rare de voir ces bouteilles à 40$, 50$, voir même 60$ et plus (comme c’était le cas pour les vins de la Spinetta, qui étaient disponibles à la SAQ tout récemment.) Mais on ne pourrait donner tort à des vignerons qui ont investi argent et sueur dans leur entreprise et qui cherchent justement une compensation équitable pour leur travail.

Avant de passer aux notes de dégustation, j’aimerais parler d’une chose qui m’a vraiment beaucoup frappé lors de mon séjour à Nizza Monferrato. Il s’agit d’un aspect humain, car le vin se doit avant tout d’être humain, même si on finit toujours par le traiter comme un vulgaire produit à commercialiser. La chose que j’ai le plus apprécié est le contact que j’ai eu avec ces gens et la magnifique solidarité qu’il y avait entre eux. C’est sûr que le fait d’être un groupe de jeunes producteurs dans la trentaine, ayant grandi ensemble dans la même région, a dû contribuer à créer une certaine fraternité; et c’est fort probable aussi que beaucoup de cette atmosphère de convivialité ait été accentuée par la présence de quelques dizaines de journalistes dont il fallait s’occuper. Mais leur spontanéité, leur disponibilité, leur détermination à promouvoir la production locale et non seulement celle de certains au dépit d’autres, étaient de belles preuves que, malgré le désir de faire du Barbera un vin international, il y a encore quelque chose de très humain dans les collines du Monferrato.   

 

LES DÉGUSTATIONS

Près de 300 vins en quatre jours
Le Barbera Meeting 2002 a été une semaine intensive dédiée à la présentation des millésimes 2000 et 1999 de Barbera et Barbera Superiore, ainsi qu’à la présentation de trois nouvelles sous-appellations de la dénomination Barbera d’Asti : Nizza, Colli Astiani et Tinella.

Ce n’est peut-être pas un hasard, que cette présentation se soit déroulée à Nizza Monferrato. Comme j’expliquais plus haut, les producteurs de cette zone semblent être les plus dynamiques et déterminés. Et leurs vins sont nettement au dessus des autres.

L’horaire de la semaine a été plutôt chargé et s’est déroulé comme suit :
(en cliquant sur les liens vous pourrez consulter les notes de dégustation relatives à chaque session)

 

Lundi – p.m. :
Conférence sur la creation de trios nouvelles zone dans l’appellation Barbera d’Asti, suivie par une dégustation des vins du millésime 2000 de la zone Nizza
(26 vins à bouteille découverte).
Mardi – a.m. :
Barbera d’Asti 2000
(42 vins servis à bouteille couverte)
Mardi – p.m. :
Barbera d’Asti 2000
(45 vins servis à bouteille couverte)
Mercredi – a.m. :
Barbera d’Asti et
Barbera d’Asti Superiore 1999
(42 vins servis à bouteille couverte)
Mercredi – p.m. :
Barbera d’Asti Superiore 1999;
Barbera del Monferrato 2000 et 1999;
Barbera del Monferrato Superiore 2000 et 1999
(40 vins servis à bouteille couverte)        
Jeudi – a.m. :
Barbera d’Alba et Barbera d’Alba  Superiore 2000;
Barbera d’Alba et Barbera d’Alba  Superiore 1999
(56 vins servis à bouteille couverte)        
 
Jeudi – p.m. :
Les verticales
20 Barbera, disponibles sur au moins trois millésimes, dégustés à bouteille découverte

VERTICALE DE BAROLO "CEREQUIO"
Un agréable hors-programme : j’ai eu le plaisir d’être invité par la famille Chiarlo pour une exclusive dégustation verticale de Barolo "Cerequio" qui a eu lieu dans leur établissement de Calamandrana.

 


 

LUNDI, 3 JUIN 2002
après-midi
Barbera d’Asti ‘Nizza’ 2000
(26 vins, à bouteille découverte)


Après une présentation de la nouvelle sous-appellation ‘Nizza’ les journalistes ont été invités à déguster les vins une première fois. Cette présentation du millésime 2000 des vins de Nizza s’est faite à bouteilles découvertes. Mais nous avons eu la chance de goûter tous ces vins à l’aveugle dans les jours qui ont suivi.

Voici ceux qui ont retenu mon attention dans cette première dégustation :

ARBIOLA : 
Animal, cuir, violette; puissant, mûr, tannins fins; vins sérieux et long, bien fait.

BERSANO : 
Beau nez, au boisé élégant; attaque veloutée, saveurs de prunes, corps plein et élégant.

CANTINA DI NIZZA : 
Très parfumé, floral, framboise, réglisse; attaque fruité, corps souple, agréable.

CAVALLOTTI : 
Cerise de belle intensité, bouche fruitée, alcool, finale chocolatée, bonne longueur.

CARUSSIN : 
Beau nez, torréfaction, civet, fruit noir; tannins fins, bel équilibre.

GARITINA : 
Fruit explosif, californien, framboise; bouche très dense, pleine, tannique.
Parker style!

LANA : 
Très joli nez, mûr et fringant; attaque ample, veloutée, frais, fruité et bien fait.

CASTEL ROCCHERO : 
Fruité vanillé, cerise, chêne; bouche ample, fruité et tannique.

PERLINO : 
Fruité mûr, généreux, très pur; bouche dense, très fruitée et compacte.

SCRIMAGLIO : 
Joliment boisé, distingué.

OLIM BAUDA : 
Profond, framboise, encre, violette, chêne; attaque souple, bouche tannique. Puissant.

NEIRANO : 
Intense, fruité, aux nuances de pomme. Bouche un peu primaire mais très fruitée.

 

Voici les autres producteurs qui ont adhéré à la sous appellation Nizza et dont les vins étaient présents dans cette dégustations.

La Gironda;
Antonia Gazzi;
Bava;
Viticoltori di Vinchio Vaglio Serra;
Sant’Evasio;
La Ghersa;
Giovinale;
La Barbatella;
Cossetti Clemente;
Dacapo;
Erede di Chiappone;
Franco Martinetti;
Clemente Guasti;
Malgrà;
Michele Chiarlo;


 


 

MARDI, 4 JUIN
matinée
Barbera d’Asti ‘Nizza’ 2000
(42 vins, à bouteille couverte)

 

J’ai beaucoup aimé

Barbera d’Asti ‘Solus Ad’ 2000, Contratto
Beau nez, raffiné et marqué par des notes de chêne très bien dosées. Attaque ample, bouche charnue, veloutée, avec un fruité très mûr.
    (SAQ : millésime 1995 > 863 613 – 44.25$)

 

J’ai aimé 

Barbera d’Asti ‘La Sernia’ 2000, La Torre Castelrocchero
Très intéressant! Le nez est ouvert et très mûr, avec beaucoup de fraîcheur dans le fruit, cerise et prune. L’attaque est explosive, fruitée, avec des saveurs de confiture de fruit rouges. Équilibré, plaisant et généreux.

 

Autres vins dignes d'intérêt 

Barbera d’Asti ‘Vignelette’ 2000, Azienda agricola Baravalle
Nez intense et pur, aux notes de framboises, avec des subtiles nuances rôties. Bouche mûre mais très élégante. Un peu vif en fin de bouche mais bien fait.

Barbera d’Asti ‘Camp du Rouss’ 2000, Coppo
Opaque et ambitieux, avec un nez plutôt boisé et rôti, mais réussi. La bouche est ample et très mûre, le fruit est légèrement confituré et très généreux. La bouche se referme sur des tannins à peine rugueux. Imposant, mais intéressant.

Barbera d’Asti ‘Bassina’ 2000, Marenco
Un peu discret, mais au fruité pur de framboise. Bouche intense, de très bonne concentration. Légèrement alcoolique mais bien fait.

Barbera d’Asti 2000, Rabino Marco
Nez mûr, aux notes d e prunes. Belle bouche, mûre et équilibrée, riche, dotée d’une belle acidité et d’une finale de bonne longueur.

Barbera d’Asti ‘Ven ed Michen’ 2000, Cascina Lana
Opaque. Fruité débordant, très mûr et axé sur des notes de framboise très pures. Bouche vive et intense, fruité, de longueur moyenne.

 

Autres vins dégustés lors de cette session, de producteurs que l’on retrouve à la SAQ...

Barbera d’Asti ‘Cremosina’ 2000, Bersano
Un peu simple, beaucoup de fraise. Bouche tannique.
    (SAQ : millésime 1999 > 901 728 – 21.85$)

Barbera d’Asti ‘La Tota’ 2000, Marchesi Alfieri
Discret. Souple, mûr, avec acidité et tannins qui se démarquent.
    (SAQ : millésime 1999 > 978 692 – 22.15$)

Barbera d’Asti ‘Bric dei banditi’ 2000, Martinetti Franco
Robe peu chargée. Nez simple, fruité mais très primaire. Attaque de bon fruit, bouche vive et plutôt simple.
    (SAQ : millésime 1999 > 927 673 – 20.65$)


 

MARDI, 4 JUIN
après-midi
Barbera d’Asti ‘Superiore’ 2000
(45 vins, à bouteille couverte)

 

J’ai beaucoup aimé

Barbera d’Asti Superiore ‘La Luna e i falò’ 2000, Terre da vino
Beau fruité, élégant et crémeux, mûr, très charmeur. La bouche est de même, ample, fruitée, mûre, sans compromettre l’élégance et la fraîcheur du fruit. Très beau!

Barbera d’Asti Superiore ‘Bricco della Volpettona’ 2000, Antiche Cantine Brema
Très beau fruité, net et charmeur. Bouche ample et souple, pleine et de belle structure. Équilibré et long, un très beau vin.

 

J’ai aimé

Barbera d’Asti Superiore ‘Generala’ 2000, Bersano
Beau nez, au fruité mûr de prune qui se mélange à un boisé élégant dans un ensemble crémeux et agréable. Attaque souple, fluide, bouche élégante. Bien fait.
    (SAQ : millésime 1996 > 865 956 – 45.00$)

Barbera d’Asti Superiore ‘Sansi’ 2000, Scagliola
Opaque. Beau nez, ambitieux, intense, aux notes de fruit noir, chêne, fumée. Bouche ample, profonde. C’est un vin puissant, un peu vif, tannique, mais bien doté en fruit.

Barbera d’Asti Superiore ‘Sorangela’ 2000, Cantina Sociale Monbaruzzo
Le nez est une explosion florale d’une étonnante intensité. La bouche de très bonne concentration et longueur est marquée par des saveurs de prunes. À boire jeune, je crois. Pur et très bien fait.

Barbera d’Asti Superiore ‘Bricconizza’ 2000, Antiche Cantine Brema
Mûr, crémeux, très agréable. Bouche encore un peu vive, mais bien fait.

Barbera d’Asti Superiore ‘Cala delle Mandrie’ 2000, La Giribaldina
Beau nez, faisant preuve d’une belle prise de chêne, fumé, fruité et mûr. Bouche de bonne concentration et longueur.  

Barbera d’Asti Superiore ‘Montruc’ 2000, Franco Martinetti
Nez offrant beaucoup de caractère, avec des notes un peu terreuses, d’animal et de brûlé. Bouche très volumineuse, épicée, un peu vive et tannique, mais pleine et de bonne longueur. Intéressant. (Ce producteur est présent à la SAQ, mais avec un autre produit…) 

 

Autres vins dignes d'intérêt

Barbera d’Asti Superiore ‘Rive’ 2000, Araldica
Opaque. Fermé, un peu vif et alcooleux mais de bonne concentration et de très bonne longueur.

Barbera d’Asti Superiore ‘Vigna Antica’ 2000, Castino Fratelli
Nez intense, vif et marqué par des notes intrigantes d’eucalyptus. Bouche pleine et tannique, savoureux, bien fait.

Barbera d’Asti Superiore ‘Neuvsent 900’ 2000, Cascina Garitina
Ce vin est sorti deux fois dans ces dégustations (doublement à l’aveugle) et deux fois je lui ai collé la mention ‘BIG WINE’. Une fois j’ai écrit que c’était un vin issu de la cuve à Parker… ça dit tout. Opaque, débordant de fruit et de maturité. Bouche de grande extraction, dense, riche et fruitée. Bonne longueur. Imposant, un peu caricatural, mais sans réels défauts.

Barbera d’Asti Superiore 2000, La Spinetta
Opaque, de saturation impressionnante. Nez fermé, fumé, herbacé. Bouche un peu vive, structurée, tannique et de bonne longueur. Ce vin corpulent est encore jeune et un peu maladroit, mais il promet.
    (SAQ : millésime 1999 > 736 728 – 66.00$)

Barbera d’Asti Superiore ‘Camparò’ 2000, Cascina La Ghersa
Nez de fraise, légèrement herbacé. Bouche de bonne concentration, nette et équilibrée. Bien fait.

Barbera d’Asti Superiore ‘Le Croci’ 2000, Tenute Nairano
Discret, avec des notes de chêne en sourdine derrière la prune. Plein, velouté, finement tannique. Bien fait

Barbera d’Asti Superiore ‘Tirteo’ 2000, Tenute Nairano
Légèrement animal, médicinal et floral, le nez est complexe et plutôt intéressant. La bouche est de qualité, pleine, tannique, bien structurée. Original et intéressant.

Barbera d’Asti Superiore ‘Acsé’ 2000, Franco e Mario Scrimaglio
Un nez légèrement viandé et épicé. La bouche est de bon fruit. Tannique mais bien fait. Intéressant.

Barbera d’Asti Superiore ‘Croutin’ 2000, Franco e Mario Scrimaglio
Un autre nez plutôt atypique mais intéressant, floral et d’olive, avec des nuances résineuses. Bouche ample, fluide, de corps moyen.

Barbera d’Asti Superiore ‘Alfiera’ 2000, Marchesi Alfieri
Discret. La bouche offre une belle matière charnue mais elle est peu expressive, pour le moment. Encore un peu vive, mais de bonne longueur.
    (SAQ : millésime 1999 > 907 378 – 33.25$)

 

Autres vins dégustés lors de cette session, de producteurs que l’on retrouve à la SAQ...

Barbera d’Asti Superiore ‘Cipressi della Court’ 2000, Michele Chiarlo
Deuxième vin de ‘La Court’. Il présente une robe moins saturée que la moyenne, de corps moyen, aux tannins astringents.

 

 


 

MERCREDI, 5 JUIN
matinée
Barbera d’Asti e Barbera d’Asti Superiore 1999
(42 vins, à bouteille couverte)

 

J’ai beaucoup aimé

 

J’ai aimé

Barbera d’Asti ‘Costamiole’ 1999, Prunotto
Beau nez fumé, mélangeant les notes de chêne et de fruit avec savoir faire. Belle densité en boucheprofond et de bonne longueur.  
    (SAQ : millésime 1997 > 905 851 – 55.00$)

Barbera d’Asti ‘Bricco Roche’ 1999, Carlo Ferro  
Robe de saturation moyenne. Nez ambitieux mais réussi, aux notes de chêne toasté. Bouche soupe, dense, charnue, très agréable.

Barbera d’Asti ‘Pomorosso’ 1999, Coppo  
Coloré. Nez ambitieux et profond, aux notes de torréfaction et de toast. Bouche ample et veloutée, pleine. Beaux tannins fins. Pas un modèle de complexité, mais distingué et bien fait. 

Barbera d’Asti Superiore ‘Cascina Perno’ 1999, Villa Giada  
Beau nez, mûr et intense. Bouche dense et veloutée, avec des tannins très fermes, soutenus par la densité et le fruit mûr du vin. Bonne longueur.

Barbera d’Asti Superiore ‘Chersì’ 1999, Cà Bianca  
Belle couleur. Boisé, d’un chêne très raffiné, aux nuances de mine de plomb. Bouche ample, veloutée, de bonne concentration. Plutôt tannique, mais au fruité juteux et de bonne longueur. Ambitieux, mais intéressant (ce producteur a souvent été présent à la SAQ avec d’autres produits…).

Barbera d’Asti Superiore ‘Quattrofilari’ 1999, Beppe Marino  
Opaque. Nez intense et attrayant, avec des notes fumées et un fruit noir mûr, profond et très frais. Attaque ample, bouche veloutée, fruitée. L’alcool et les tannins semblent imposants, mais le vin est très bien doté.

Barbera d’Asti Superiore 1999, Cantina Sociale Terre Astesane
Beau nez de violette et de mine de plomb, plus bordelais que piémontais. Bouche dotée d’un beau fruité juteux et acidulé, légèrement alcooleuse, mais bien faite.

 

Autres vins dignes d'intérêt

Barbera d’Asti ‘La Crena’ 1999, Vietti  
Opaque. Nez herbacé, avec des notes de cuir. Plein dense, plutôt tannique. Généreux.

Barbera d’Asti Superiore ‘Bellalda oro’ 1999, Antica vineria  
Très joli, aux notes de prunes, subtilement vanillé et aux nuances de poire. Bouche cohérente, souple et de corps moyen.

Barbera d’Asti Superiore ‘Rocchero rosso’ 1999, La Torre Castelrocchero  
Parfumé, légèrement floral, avec des notes de prunes. Bouche discrète, légèrement alcooleuse, mais bien faite.

Barbera d’Asti Superiore ‘La Court’ 1999, Michele Chiarlo  
Nez de framboise assez pur, mais alcooleux. Bonne densité et concentration, mais en bouche aussi l’alcool se démarque. Peut-être un défaut de jeunesse. Le vin semble de bonne qualité.
    (SAQ : millésime 1997 > 905 281 – 42.00$)   

Barbera d’Asti Superiore ‘Vignassa’ 1999, Cascina La Ghersa  
Nez intense, aux notes de chêne qui prennent des allures de coke. Belle attaque, bouche de bonne matière aux tannins un peu secs. Bonne longueur.

Barbera d’Asti Superiore ‘Tre ru’ 1999, Ghignone  
Nez très jeune, légèrement carbonique, très mûr, avec juste ce qu’il faut de fraîcheur. Bouche ronde, finement astringente. Bien fait

 

Autres vins dégustés lors de cette session, de producteurs que l’on retrouve à la SAQ...

Barbera d’Asti Superiore ‘Piano Alto’ 1999, Bava  
Légèrement végétal au nez. La bouche est mûre et souple, de chair veloutée, aux tannins finement astringents. La finale est de longueur moyenne sur des notes de prunes.  
    (SAQ : millésime 1997 > 905 711 – 40.00$)

 

 


 

MERCREDI, 5 JUIN
après-midi

Barbera d’Asti Superiore 1999; Barbera del Monferrato 2000 et 1999;   
Barbera del Monferrato Superiore 2000 et 1999
(42 vins, à bouteille couverte)

 

J’ai beaucoup aimé

Barbera del Monferrato Superiore ‘Cantico della Crosia’ 2000, Vicara  
Très beau nez, chocolaté, crémeux, aux notes de prunes. Superbe attaque, dense, riche et crémeuse. Bouche pleine, chargée, au fruité juteux. Le chêne est présent et donne au vin une allure un peu californienne. Un vin imposant, mais fort intéressant.

 

J’ai aimé

Barbera d’Asti Superiore ‘Bricco dei Cappuccini’ 1999, Cascina Orsolina  
Joli nez, mûr et boisé avec savoir faire. Belle bouche mûre, veloutée, épicée et de bonne concentration. Bonne longueur.

Barbera d’Asti Superiore ‘Perché’ 1999, Michele Melfi  
Nez de fruit noir macéré, très mûr mais frais. Bouche très dense, veloutée, aux saveurs de fruits noirs sauvages, épices et herbes. Plutôt complexe et de très bonne concentration. Imposant, un peu californien, mais très bien fait.

Barbera d’Asti Superiore ‘Valentino’ 1999, Ghignone  
Intense, très frais et floral, un vrai jardin. La bouche est ample, de belle structure, aux tannins fins, légèrement astringents. Finale florale.

Barbera d’Asti Superiore ‘Romilda’ 1999, Tenuta dell’Arbiola  
Chêne, violette, beau nez. Bouche de bonne concentration, au tannin astringent. Finale de bonne longueur. Un vin de caractère.

Barbera del Monferrato ‘Ariund’ 2000, R. Angelino  
Beau nez, mais difficile à décrire, offrant un mélange fruité et floral intéressant. Bouche compacte, de bonne densité, tannins très fins, belle structure.

Barbera del Monferrato ‘Carico Alto’ 2000, R. Angelino  
Discret, mais mûr et profond, très attrayant. Du velours à l’attaque, beau fruit, bouche puissante, plutôt tannique, avec un fruité nuancé de chêne qui se fait crémeux en fin de bouche. Beau vin.

Barbera del Monferrato Superiore 2000, Vicara  
Frais et floral, légèrement carbonique. Belle concentration en bouche, chocolaté, fruité, tannique. Très plaisant.

 

Autres vins dignes d'intérêt

Barbera d’Asti Superiore 1999, Tenuta Olim Bauda  
Un vin compact, peu exubérant mais bien fait, mariant chêne et fruit mûr en part égales et offrant une belle bouche épicée, pleine et crémeuse.

Barbera d’Asti Superiore ‘Anssema’ 1999, Cascina Giovinale  
Framboise, légèrement fumé. Ample souple et veloutée. Rond et agréable, avec une fin de bouche acidulée.

Barbera d’Asti Superiore ‘Montevenere’ 1999, Caudrina  
Fruité très intense, mûr et frais. Beau fruit en bouche aussi, plutôt tannique, astringent, mais de bonne concentration.

Barbera d’Asti Superiore ‘Il sogno’ 1999, Il sogno del Patriarca  
Nez toaste, aux notes de framboise. Attaque légèrement  sucrée, avec beaucoup de fruit mûr, légèrement épicé. Finale acidulée.

 

Autres vins dégustés lors de cette session, de producteurs que l’on retrouve à la SAQ...

Barbera del Monferrato Superiore 1999, Giulio Accornero e figli  
Opaque, nez très toasté. Bouche volumineuse et très tannique. Bonne longueur.  
    (SAQ : millésime 1997 > 928 192 – 39.75$)

   


 

JEUDI, 6 JUIN
matinée

Barbera d’Alba et Barbera d’Alba  Superiore 2000;  
Barbera d’Alba et Barbera d’Alba  Superiore 1999
(56 vins, à bouteille couverte)


Le Jeudi matin, nous sommes finalement passés aux vins de Alba, région mieux connue pour ses grands rouges de Barolo et Barbaresco. Une des choses qui a été le plus facile de constater, lors de cette session, était l'air de famille avec les grans vins de Nebbiolo qu'il y avait dans les arômes des meilleurs Barbera
. Ce fut une sessions fort intense, avec 56 vins, au cours de laquelle j'ai fait de belles découvertes.

 

J’ai beaucoup aimé

Barbera d’Alba ‘Gallina’ 2000, La Spinetta  
Très joli, fruité, mûr, légèrement fumé, avec un boisé épicé et des nuances de cerise au marasquin. L’attaque est dense, la bouche de très bonne concentration, plutôt tannique, mais très fine. C’est un vin puissant, mais très bien fait. Peut-être le meilleur Barbera que j’ai goûté pendant mon séjour au Piémont. Sa réputation est pleinement justifiée.  
    (SAQ : millésime 1999 > 736 736 – 65.25$)

 

J’ai aimé

Barbera d’Alba ‘Paiagal’ 2000, Marchesi di Barolo  
Opaque. Nez au fruité mûr, intense et profond. Le verre vide laisse des beaux arômes de fraise. La bouche est pleine, volume et maturité sont en évidence, avec un fruit qui possède beaucoup de profondeur et des nuances de chêne. Bonne longueur.

Barbera d’Alba ‘Scarrone vigna vecchia’ 2000, Vietti  
Un nez boisé, avec un chêne de grande qualité qu’il porte bien, épicé, élégant. Acidulé, un peu vif, il est distingué et de bonne longueur.

Barbera d’Alba ‘Bric Bertu’ 2000, Angelo Negro e figli  
Un peu discret, mais profound et mûr. Bouche dense, de bonne concentration. Tout ce qu’il faut est là, même si c’est caché en profondeur dans la matière du vin. Belle finale.

Barbera d’Alba 2000, Giuseppe Negro  
Bonne maturité, subtilement épicé. La bouche est volumineuse et de très bonne concentration. Long et bien fait.

Barbera d’Alba ‘Bric Loira’ 2000, Cascina Chicco  
Opaque. Mûr, profond, aux notes de fruit noir légèrement florales. Belle attaque, ample, fruitée, bouche aux tannins un peu astringents qui demandent du temps. Bonne concentration et longueur.

Barbera d’Alba ‘Croere’ 1999, Terre da vino  
Beaucoup de chêne de très grande qualité donne à ce vin un nez distingué et crémeux. L’attaque est fruité, de belle qualité la facture de la bouche qui est de corps moyen. Beaucoup de chêne, mais bien fait et avec style.

Barbera d’Alba ‘Nicolon’ 1999, Angelo Negro e figli  
Beau nez fruité, avec de belles nuances de rose. Belle attaque, bouche compacte, aux tannins fins, légèrement astringents. Bien fait.

Barbera d’Alba Superiore ‘Armujan’ 1999, Podere Ruggeri Corsini  
Nez fruité, profond, légèrement épicé. Bouche pleine, veloutée, compacte et de bonne structure. Un peu chaud en fin de bouche, mais c’est un vin de qualité.

Barbera d’Alba Superiore ‘Rocche delle Rocche’ 1999, Rocche Costamagna  
Nez boisé, avec une pointe de réduction, mais aussi des belles notes de vanille et de violette. Bouche dense, compacte, veloutée, finement astringente, mais de belle structure.

 

Autres vins dignes d'intérêt

Barbera d’Alba ‘Caplin’ 2000, La Contea  
Beau nez, élégant, mûr et crémeux. Bouche égale au nez. Bien fait.

Barbera d’Alba 2000, Damilano  
Nez assez profond, aux nuances de chêne. Bouche veloutée, volumineuse et tannique. Un vin costaud, mais bien fait.

Barbera d’Alba 2000, Podere Ruggeri Corsini  
Beau nez fumé, aux notes de framboises légèrement sauvages. Belle attaque, bouche peu expressive, mais soutenu par des tannins très fins. Finale subtilement fruitée.

 

Autres vins dégustés lors de cette session, de producteurs que l’on retrouve à la SAQ...

Barbera d’Alba ‘Sovrana’ 2000, Beni di Batasiolo  
Nez fumé et boisé. Bouche acidulé. Peu original et sans profondeur.

Barbera d’Alba ‘Tre vigne’ 2000, Domenico Clerico  
Pourpre opaque. Nez très fruité, plutôt confituré mais frais et pur. Bouche très massive et tannique, astringente, un peu rustique. Je ne sais pas ce que Clerico a essayé de faire avec ce vin, mais c’est une vrai brute!  ( le vins de Clerico sont parfois disponibles à la LCBO)

Barbera d’Alba ‘Raimonda’ 2000, Fontanafredda  
Fruité, mais un peu superficiel. Légèrement fumé. Belle attaque, bonne ampleur, mais alcooleux et simple.

Barbera d’Alba Superiore ‘Papagena’ 2000, Fontanafredda  
Opaque. Nez plutôt végétal, évoque les asperges. Bouche acide et astringente.

Barbera d’Alba ‘Pian Romualdo’ 1999, Prunotto  
Un peu animal et plutôt vif en bouche.
 (SAQ : millésime 1997 > 905 877 – 30.00$) 

 


 

JEUDI, 6 JUIN
après-midi

Les verticales :  
20 Barbera, disponibles sur au moins trois millésimes, dégustés à bouteille découverte.

Pour cette session, j’ai choisi de déguster surtout les vins qui étaient disponibles au Québec. 
Je vous les présente ici en ordre de préférence.

 

CONTRATTO - Barbera d’Asti Superiore ‘Solus Ad’

Ce vin est peut-être celui qui m’a le plus impressionné pendant cette semaine de dégustations. Le producteur a choisi d’en faire un vin très moderne, ce qui a un peu dénaturé la personnalité du cépage, mais le résultat est vraiment très réussi.

1999:
Boisé vraiment très raffiné, plutôt bordelais. Bouche ample, dense, de bonne concentration, tannins fins et très bien intégrés. Un vin qui possède un style très internationalisé, mais qui le porte très bien. Grande classe

1998:  
Un peu animal, légèrement réduit. Bouche tannique, mais équilibrée, aux saveurs de caramel et de torréfaction. Bonne concentration et bonne longueur.

1997 :  
Encore boisé, encore très raffiné, avec des nuances de graphite. Superbe attaque, mûre, riche intense, bouche de bonne concentration, elle est riche, mais l’alcool et l’acidité sont parfaitement sous contrôle. Tannins très fins, grande classe.

        (SAQ : millésime 1995 > 863 613 – 44.25$)

 

BOFFA ALFIERO - Barbera d’Asti Superiore ‘Collina della vedova vigne uniche’

1997:
Je n’ai jamais vu ce vin au Québec, mais le journaliste à côté de moi a insisté pour que j’y goûte et il n’avait pas tort. Présenté dans une bouteille très haute presque entièrement couverte d’une grande étiquette blanche aux lettres capitales, le vin offre un fort joli nez, pur, avec des notes de fruits noirs macérés, très mûr mais doté d’une belle fraîcheur et des subtiles nuances de rose. La bouche offre beaucoup de volume et de fruit, les tannins sont très fins et bien intégrés. C’est un vin très élégant, complet et qui mérite qu’on surveille avec attention une éventuelle apparition à la SAQ.

1990 :
Douze ans mais pas un pli. Ce ’90 offre un beau nez rôti, de terre brûlée et de cuir. L’attaque est ample et veloutée, un peu plus vif et astringent par rapport au ’97 ( ce qui est tout à fait légitime en considérant son âge) mais il est encore doté d’un bon fruit. Belle bouteille.

 

MARCHESI ALFIERI - Barbera d’Asti Superiore ‘Alfiera’

1999:  
Nez fruité et profond, boisé, légèrement fumé et alcoolique. Très belle concentration, un peu chaud en bouche, aux saveurs de chêne et de caramel qui dominent pour le moment le fruit mûr. Finale de très bonne longueur.

1998 :  
Plus élégant que le ’99, floral, avec des belles notes de framboise et le chêne qui se manifeste en arrière plan. La bouche possède un beau fruit et beaucoup de matière, avec des tannins très fins, légèrement astringents. Un peu alcoolique en bouche, mais bien fait.

1997 :  
Très jeune, frais et pur. Belle bouche, au fruité juteux et mûr, légèrement alcoolique. Les tannins sont très fins et plutôt bien intégrés. Bonne longueur.

        (SAQ : millésime 1999 > 907 378 – 33.25$)

 

CHIARLO - Barbera d’Asti Superiore ‘La Court’

1999:  
Nez maquillé mais fort intéressant, belle prise de chêne, avec des notes de graphite et de violette. Belle attaque, bonne concentration, tannins fins, légèrement astringents. Finale de bonne longueur. Un autre vin au style moderne, qui se présente très bien mais n’offre pas grande chose en terme de profondeur et de caractère.

1998:  
Un brin alcoolique et rustique, avec des saveurs de cerise à l’alcool et de prune. Bouche légèrement astringente.

1997:  
Mûr, profond. Bouche tannique, astringente mais bonne concentration. Finale de bonne longueur aux saveurs de prunes.

1996 :  
Un peu vert au nez. Corps moyen, légèrement astringent. Les saveurs de prunes s’allongent dans une finale d’intensité moyenne, mais de bonne longueur.

        (SAQ : millésime 1997 > 905 281 – 39.75$)

 

BERSANO - Barbera d’Asti Superiore ‘La Generala’

1999:  
Beau fruité, au caractère mûr et crémeux. La bouche est de bonne concentration, tannique mais fin. Bien fait.

1998 :  
Très similaire au ’99 en termes de style, mais un brin plus rustique et astringent.

1997 :  
Discret, un peu animal. Bouche de bonne concentration mais plutôt astringente.

    (SAQ : millésime 1996 > 865 956 – 45.00$)  

 

BAVA - Barbera d’Asti Superiore ‘Stradivario’

1997:  
Beau nez de chêne, épicé, adouci par un fruité doux, plutôt charmeur. Bouche puissante, alcoolique et astringente en milieu de palais. Généreux, mais un brin rustique.

1996 :  
Beaucoup de chêne toasté au nez, un peu réduit. La bouche est mince, plutôt astringente.

1994 :  
Drôlement,  c’est les moins bons millésime que Bava semble avoir réussi le mieux (voir le 1991). Ce ’94 offre un très joli nez, mûr, doux, aux nuances de violette et de cerise confite. L’attaque est velouté, la bouche de corps moyen, un peu astringente et vive. Finale discrète.

1991 :  
Le meilleur millésime de cette verticale de Stradivario. Le nez est très beau, jeune et frais, avec de note de fruit noir et de prune. Belle attaque, bouche encore fruitée et juteuse, un brin vanillée. Finale un peu vive, mais de bonne longueur. Très belle réussite.

1990 :  
Nez un peu animal, très évolué, marqué par des notes un peu désagréables de pruneaux cuits. Attaque assez pleine, la bouche est vive et un peu brûlante en raison de l’alcool. Ce vin semble un peu disjoncté et nettement en phase déclinante. Les deux bouteilles dégustées étaient similaires.

        (SAQ : millésime 1997 > 519 066 – 40.50$)

 


Une verticale de 
BAROLO CEREQUIO 
de Michele Chiarlo


Cerequio, un des sols les plus prisés de la région des Langhe qui fait partie de l’appellation Barolo. Déjà en 1880, le chercheur Lorenzo Fantini avait désigné ces lieux comme les plus indiqués pour la production de vins de grande qualité. Cerequio constitue une sorte d’amphithéâtre qui, de La Morra, s’ouvre vers le sud en direction de Barolo, protégeant ainsi les vignobles des vents froids du nord. L’altitude moyenne est de 350 mètres.

La maison Chiarlo possède 6 hectares de ce fameux vignoble qui est d’une superficie totale de 16 hectares. Leur vignoble est d’une densité moyenne de 4300 plants à l’hectare, dont la majeure partie date de 1971-1973, avec des nouveaux implants en 1989 et en 1992. Le premier millésime de Cerequio produit par Chiarlo est le 1988. Depuis, il a été produit seulement dans les millésimes retenus à la hauteur. Ainsi, les millésimes 1992 et 1994 ont été déclassés.

Michele Chiarlo n’aime pas qu’on définisse son Cerequio de moderne. Le vin est affiné en fûts de chêne de 700 litres, dont la moitié sont neufs et le reste sont de deuxième passage. L’élevage est suivi par une période d’affinement en bouteille de 15-16 mois.

 

MES NOTES

1990  
Grenat, bonne saturation. Nez explosif et très complexe, les notes de menthe et d’aneth sont très intenses, très fraîches et nuancées d’arômes d’eucalyptus et de tomate séchée. La bouche est ample, souple, finement tannique. Le vin se fait plus serré vers la fin de bouche, qui est de bonne longueur. Ce ’90 commence à être à point et constitue un beau témoignage de la longévité de ces vins. AM : jusqu’en 2010 et plus.

1993  
Rubis grenat, moyenne saturation. Nez peu expressif, mais intéressant, avec des notes de prune et de tabac. Bonne densité en bouche, élégant quoique peu expressif. Encore tannique, avec une finale acidulée et de bonne longueur. AM : 2005 à 2010.

1995  
Rubis grenat. Épicé, encore un peu marqué par le chêne, avec des notes d’épice, prune et un peu de caramel. Attaque de bonne densité, milieu de bouche ferme avec des tannins encore plutôt rudes qui demandent du temps. Un vin de bonne extraction, avec une belle finale. À attendre.

1996  
Le merveilleux ’96 commence à se refermer. La robe rubis-grenat est de bonne saturation. Le nez, élégant, joue sur une variété de nuances épicées qui s’entremêlent d’un peu de caramel. La bouche possède une excellente attaque, une chair veloutée, des tannins puissants mais de grande finesse. C’est un vin très classique. Les tannins se manifestent avec beaucoup plus de rudesse qu’il y a 18 mois. Il faudra l’attendre maintenant. AM : 2008 à 2016.

1997  
Rubis grenat, semble plus évolué que le ’96. Le nez est chaud, aux notes de prunes, de violette et de chêne. L’entrée en bouche est mûre, mais les tannins sont très puissants par la suite. Belle fin de bouche aux nuances de cerise mûre, légèrement vanillée. Un Barolo de nature différente des ‘96 et ‘95.

1998  
Rubis de moyenne saturation aux reflets grenat. Nez un peu alcoolique, marqué par le chêne neuf, avec de subtiles notes de menthe. Très jeune, assez élégant, avec une belle chair souple et des saveurs de cerise et de prune. Bien fait, mais moins complet que les trois millésimes qui l’ont précédé.

 


SAQ : Société des Alcools du Québec



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Federico