Les 1997 du
Domaine de la Romanée Conti
| Échézeaux | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
| Grands Échézeaux | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
| Romanée St. Vivant | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
| Richebourg | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
| La Tâche | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
| La Romanée Conti | 1997, Domaine de la Romanée Conti |
La première chose qui m'a frappé était la transparence de ces vins. Il n'y avait pas de robes extra-saturées, à la Mortet, ou de bouquets maquillés de notes racoleuses de chêne, à la Rion. Les vins étaient purs, typés... transparents. Le Domaine a réussi, dans un millésime caractérisé par les intempéries et les excès de chaleurs, des vins parfaitement équilibrés, fins et marqués par une merveilleuse fraîcheur. J’ai noté que les deux Échézeaux étaient les plus similaires et les plus accessibles, très ouverts, mais sans jamais tomber dans la facilité : la finesse des arômes était celle des grands Bourgognes. Si je devais regrouper les autres vins, je mettrai les deux Romanées ensemble et le Richebourg avec La Tâche. Cela risque de vous surprendre, mais les Romanées étaient caractérisées par une finesse pratiquement aérienne, une dentelle, qui était très similaire. Tandis que le Richebourg et La Tâche étaient dotés d'une puissance et d'une profondeur bien plus marquées, surtout dans le cas de La Tâche. Il faut aussi dire que les 1997 seront probablement à boire avant les 1996.
J'ai mis presque deux heures pour apprendre à connaître chacun des vins, qui étaient malheureusement servis en proportions microscopiques. J'ai essayé de rendre honneur à ces vins du mieux de mes connaissances et quand je me suis levé de table (au moment où on allait presque m'enlever la table de sous le nez) je pouvais dire d'avoir donné le meilleur de moi même en tant que dégustateur. J'ai trouvé regrettable, toutefois, l'attitude blasée d'un grand nombre de dégustateurs, très connus dans le monde vinicole montréalais, qui de façon pratiquement indifférente ont vidé leurs verres en vingt minutes et ont quitté la salle comme un voleur quitte la scène du délit. Une chance pareille, même si elle nous est offerte régulièrement, doit être approchée avec une certaine vénération et même un brin de crainte. Devant des bouteilles de ce genre, il n'est pas question de se demander si le vin sera à la hauteur. Il faut plutôt se demander si le dégustateur va l'être.
En regardant l'indifférence de certaines personnes pendant cette dégustation, j'ai trouvé ça injuste pour tous ceux qui auraient désiré y être mais qui n'en avaient pas les moyens.
Le tableau suivant indique le pointage (sur des échelles de 5 étoiles et 100 points) que j'ai accordé à chaque vin.
VINS DÉGUSTÉS |
MES NOTES |
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| Échézeaux | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** @ **** ½ | 91 |
| Grands Échézeaux | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** @ **** ½ | 92+ |
| Romanée St. Vivant | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** @ **** ½ | 92 |
| Richebourg | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** ½ @ ***** | 95 |
| La Tâche | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** ½ @ ***** | 97 |
| La Romanée Conti | 1997, Domaine de la Romanée Conti | **** ½ @ ***** | 95 |
Échézeaux 1997, Domaine de la Romanée Conti
Richebourg
1997, Domaine de la Romanée Conti
Rubis-pourpre, bonne saturation.
Ce vin reste fermé pendant plus d'une heure, avant de laisser transparaître des notes de
cerise sûre qui se font de plus en plus profondes et complexes, il exprime aussi des
notes de violette et un caractère qui a une certaine familiarité avec la Tâche. Dès
l'attaque, on remarque une excellente concentration en bouche, le milieu de palais est
intense, riche et puissant; dense, velouté et tannique : c'est une petite bombe au pinot
noir, mais on sent toujours l'expression naturelle du mariage entre cépage et terroir,
ça n'a rien à voir avec les vins "manufacturés" du nouveau monde. Très bonne
longueur en fin de bouche. Il devrait vieillir admirablement.
(**** ½ @ *****; déc./00; Fed)
La Tâche
1997, Domaine de la Romanée Conti
Rubis-pourpre, bonne saturation.
Superbe nez! sa plénitude et sa profondeur dépassent de loin celles des autres crus, les
notes de violette et de cerise ont une pureté exquise et la maturité est parfaite, le
boisé est plus marqué que dans les plus petits crus et, après une heure d'aération,
l'ensemble de ces éléments commence à se transformer en un parfum absolument
irrésistible. Vigueur, intensité... il y a plus de tout dans ce vin, mais il demeure
toujours élégant, comme un grand Bourgogne se doit. La bouche est pleine et intense, pas
encore parfaitement définie, mais envoûtante, captivante, de grande finesse, avec une
fine minéralité qui laisse une impression de talc. Les rendements microscopiques (19,6
hl/ha) ne sont certainement pas étrangers à la concentration étonnante de ce vin et,
encore une fois il faut souligner la parfaite fraîcheur et l'équilibre du vin. Grande
finale, elle semble interminable, les notes de cerise persistent avec beaucoup de vigueur
et de définition. On frise la perfection ici... et quand on atteint ces niveaux, il n'est
plus question de parler de prix!
(**** ½ @ *****; déc./00; Fed)
NB: L'ordre de présentation des notes de
dégustations reflète celui dans lequel les vins se sont retrouvés lors de la
dégustation.
Le pointage et les commentaires reflètent mon opinion de chaque vin.
Federico
pour toute information, vous pouvez me
contacter par courrier électronique
libit@attcanada.ca
tous vos commentaires sont appréciés
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